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Le film «Gabrielle» poursuit son périple autour du monde

18/01/2014 08:37 EST | Actualisé 18/01/2014 08:37 EST
Les films Séville

Le film Gabrielle, qui avait été sélectionné pour représenter le Canada dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, ne se rendra pas à la prestigieuse grand-messe du septième art, mais sa carrière internationale ne connait aucun ralentissement pour autant et son propos continue de toucher des cœurs partout sur le globe.

Sa réalisatrice, Louise Archambault, revient tout juste du Festival international du film de Palm Springs, en Californie, où l’œuvre a été projetée au début janvier. La cinéaste est actuellement au cœur d’un blitz de promotion à Toronto et dans d’autres villes canadiennes, où Gabrielle prendra l’affiche sous peu. Le long-métrage sera également distribué aux États-Unis. Au total, l’histoire mettant en vedette Gabrielle Marion-Rivard et Alexandre Landry a été vendue dans une vingtaine de pays. Au printemps, Louise Archambault se rendra en Turquie, pour présenter son «bébé» au Festival du film indépendant d’Istanbul.

«Imaginez Robert Charlebois sous-titré en turc!, s’est esclaffé la créatrice. C’est une grande fierté pour moi que le film se promène autant. On espère toujours rejoindre le plus large public possible. Mais je vois aussi les retombées sur les gens qui m’ont inspiré cette histoire. Les individus, les parents, les organismes… Eux bénéficient du succès du film. S’ils peuvent en profiter, si ça peut susciter une ouverture devant leur réalité, c’est vraiment un beau cadeau de la vie.»

Gabrielle suit la relation entre deux jeunes adultes souffrant d’une déficience intellectuelle, qui souhaitent vivre leur amour librement, acquérir leur autonomie, s’émanciper comme toutes les autres personnes de leur âge.

«À Palm Springs, c’était très émouvant, a relaté Louise Archambault. Après l’une des projections, une fille de 16 ans est venue me voir. Elle avait le syndrome de Williams et ressemblait à Gabrielle comme deux gouttes d’eau. Elle m’a dit qu’elle chantait dans une chorale au Michigan depuis quatre ans. Elle m’a remerciée du fond du cœur d’avoir parlé de ces problématiques, parce que c’est également ce qu’elle vit. Elle était super éloquente.»

«Peu après, sa famille est venue la rejoindre. Tout le monde était en larmes, mais souriait aussi. Et sa mère m’a dit : “On dirait que tu as filmé dans notre salon!”»

Les Oscars, pas une déception

Alors qu’on dévoilait jeudi la liste des finalistes en vue de la prochaine cérémonie des Oscars, qui se tiendra le 2 mars prochain, Louise Archambault n’entretient aucune amertume de ne pas avoir vu Gabrielle se faufiler dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

«C’est déjà fabuleux qu’on se soit rendus là, a-t-elle relevé. Plusieurs magazines affirmaient qu’on serait au moins dans les neuf demi-finalistes, mais je n’aime pas prendre les choses pour acquises, surtout les prix. C’aurait été fabuleux de recevoir cette reconnaissance, c’aurait signifié plus de visibilité et encore plus de gens qui auraient vu Gabrielle, mais je ne peux pas me morfondre; il faut que je fasse un autre film! (rires)»

Louise Archambault a d’ailleurs plusieurs scénarios en développement sur sa table de travail. Au Québec, Gabrielle paraîtra en DVD à la mi-février, et pourrait être l’un des favoris au 16e gala des Jutra, qui aura lieu au Monument-National, à Montréal, le 23 mars prochain. Gabrielle est également l’un des cinq nommés pour le Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ). (Pour en savoir plus).

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