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La Coalition nationale syrienne assistera à la conférence de paix

18/01/2014 10:14 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

ISTANBUL - Le principal groupe d'opposition de la Syrie, la Coalition nationale syrienne (CNS), a annoncé samedi qu'il assisterait à la conférence de paix visant à mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays depuis près de trois ans.

Au même moment, les premiers approvisionnements de nourriture en plusieurs mois ont commencé à arriver dans un camp rebelle assiégé de réfugiés palestiniens, dans la capitale syrienne. Il s'agirait, en apparence, d'un geste de bonne foi du gouvernement du président Bachar el-Assad à l'approche de la conférence Genève 2, ont affirmé des responsables palestiniens et onusiens.

La CNS faisait l'objet de pressions soutenues de la part de ses alliés occidentaux et arabes, qui souhaitaient qu'elle assiste aux discussions qui doivent s'amorcer mercredi à Montreux, en Suisse. Le gouvernement syrien a déjà confirmé sa présence.

En fin de journée samedi, le chef de la CNS, Ahmad al-Jarba, a affirmé dans un discours que son équipe se rendrait à la conférence «sans aucun compromis concernant les principes de la révolution» et qu'elle «ne serait pas trompée par le régime Assad».

«La table de négociations est pour nous une façon d'accéder aux demandes de la révolution — retirer le boucher du pouvoir en tête de liste», a déclaré M. Jarba.

Plusieurs membres de la CNS hésitent à prendre part à la conférence parce que celle-ci a peu de chance de mener à une solution et que leur présence à cette rencontre leur ferait perdre le peu de crédibilité qui leur reste auprès de puissants groupes rebelles sur le terrain, qui sont contre ces pourparlers.

Selon le service de presse de la CNS, 58 des 73 membres de l'organisation ont voté en faveur de sa présence aux pourparlers. Il a ajouté que 14 se sont prononcés contre, deux se sont abstenus, et un a rendu un bulletin vide.

L'objectif de Genève 2 est d'entériner une feuille de route, déjà adoptée par les États-Unis, la Russie et les autres plus grands pouvoirs en juin 2012, pour sortir la Syrie de la guerre civile qui a déjà fait 130 000 morts depuis mars 2011. Ce plan comporte notamment la création d'un gouvernement de transition et d'éventuelles élections.

Il s'agira de la première rencontre en personne entre le gouvernement syrien et l'opposition depuis le début du conflit.

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