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Application de l'accord sur le nucléaire: une équipe de l'AIEA en Iran

18/01/2014 04:59 EST | Actualisé 19/03/2014 05:12 EDT

Des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont arrivés samedi en Iran pour surveiller l'application, à partir de lundi, de l'accord conclu avec les grandes puissances sur le gel des activités nucléaires sensibles de Téhéran, selon les médias.

L'équipe, dirigée par Massimo Aparo, va s'entretenir avec des responsables iraniens chargés des questions nucléaires, a précisé l'agence officielle Irna.

Elle visitera également les sites d'enrichissement nucléaire de Natanz et Fordo dans le centre du pays, a expliqué le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie nucléaire (OIEA), Ali Akbar Salehi, selon des propos rapportés par le site internet de la télévision officielle.

"L'une de leurs missions est d'inspecter les centrifugeuses" afin de "s'assurer que la suspension de l'enrichissement à 20% a été mise en oeuvre", a expliqué M. Salehi.

Conclu le 24 novembre et finalisé la semaine dernière entre Téhéran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie et Allemagne), l'accord de Genève doit entrer en vigueur lundi.

Il limite les activités nucléaires sensibles de l'Iran pendant six mois, en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales qui étouffent l'économie iranienne.

L'Iran s'est engagé notamment à limiter l'enrichissement d'uranium à 5%, à transformer son stock d'uranium enrichi à 20%, à geler ses activités dans les sites de Natanz et de Fordo ainsi qu'au réacteur à eau lourde d'Arak, et à stopper l'installation de centrifugeuses - près de 18.000 actuellement - dans ces sites.

La mise en application de ces mesures doit être surveillée et validée par des inspecteurs de l'AIEA, une agence de l'ONU.

Les 5+1 doivent en contrepartie lever ses sanctions pesant sur les secteurs de l'automobile et de l'aéronautique, et débloquer quelque 4,2 milliards de dollars d'avoirs financiers gelés.

La période de six mois doit permettre de démarrer des discussions sur un accord global concernant le programme nucléaire iranien, qui réglerait une crise entre l'Iran et la communauté internationale de plus de dix ans.

L'Iran est soupçonné, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.

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