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Alvarez, Zewski et Beterbiev s'imposent sans équivoque au gala Pascal-Bute

18/01/2014 10:20 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Même si toute l'attention était évidemment tournée vers le duel entre Jean Pascal et Lucian Bute, la sous-carte du gala de samedi, au Centre Bell, n'était pas dénuée d'intérêt puisque plusieurs boxeurs locaux ont fait un pas de plus vers l'obtention de combats de premier plan.

Ç'a notamment été le cas d'Eleider Alvarez, Mikaël Zewski et Artur Beterbiev — même si Alvarez ne s'est pas fait des nouveaux amis dans l'assistance.

Alvarez (14-0-0, 8 K.-O.), qui affrontait en l'Ontarien Andrew Gardiner (10-1-0, 6 K.-O.) un adversaire de dernière minute peu commode, l'a emporté par une décision unanime (99-91, 97-93, 96-93) mal accueillie par une partie de la foule. Le protégé du Groupe Yvon Michel a opté pour la prudence contre son ancien partenaire d'entraînement, ce qui lui a valu quelques huées. Il a attendu au huitième round avant d'ouvrir la machine une première fois, puis il a sorti tout son répertoire au début du 10e, sans pouvoir maintenir le rythme.

«Son entraîneur me connaît beaucoup, et il n'est pas facile à affronter parce qu'il se tient tout près de son opposant, c'est un boxeur très fatigant à affronter. Mais j'ai quand même suivi les consignes de mon entraîneur, je me donne un neuf sur dix pour mon combat», a affirmé le Colombien d'origine, qui a reconnu avoir été quelque peu dérangé par les nombreuses attaques verbales du clan Gardiner avant le combat.

«Il a dit beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, il a notamment écrit que le café colombien est le pire café au monde, que ça allait être la guerre. Mais moi, je le vois comme un partenaire d'entraînement.»

À défaut d'être spectaculaire, Zewski (23-0-0, 18 K.-O.) a fait un travail systématique face à Krzysztof Szot (18-10-1, 5 K.-O.), y allant de combinaisons à intervalles réguliers jusqu'à ce que le Polonais décide qu'il en avait assez à 0:46 du septième round. Zewski a alors envoyé son adversaire au tapis une première fois, puis il est revenu à la charge dès la reprise des hostilités et Szot a mis un genou au tapis, signifiant qu'il ne voulait plus boxer.

«Je savais que je gagnais des rounds, et je savais avant le combat qu'il avait un bon menton, qu'il faudrait que je travaille fort pour obtenir la victoire, a dit Zewski de son adversaire choisi il y a quelques semaines seulement. J'ai ouvert la machine un peu au sixième round, j'ai commencé à y aller d'angles un peu plus, de faire des choses auxquelles il s'attendait moins.»

Beterbiev (4-0-0, 4 K.-O.) a disputé son plus long combat depuis son passage à la boxe professionnelle, s'imposant par K.-O. à 2:44 du quatrième round contre le Français Gabriel Lecrosnier (16-25-3, 1 K.-O.). L'arbitre a judicieusement arrêté le combat, car même si ce dernier était encore debout, il n'arrivait plus à se défendre.

Beterbiev, qui s'est installé à Montréal il y a moins d'un an, pourra maintenant disputer des combats de plus de quatre rounds, contre des adversaires de bon niveau.

Zewski, lui, vise maintenant de se battre pour des ceintures, à tout le moins continentales.

«Maintenant, je veux augmenter la cadence. Je viens d'apprendre que je suis classé 12e dans la NABO, alors ça commence à être le temps d'y aller pour des ceintures», a dit le Trifluvien.

Quant à Alvarez, c'est rien de moins qu'un combat de championnat du monde qu'il veut obtenir d'ici la fin de l'année.

«Je vise un combat de championnat, mais je suis un boxeur alors je n'ai pas de problème à me battre contre n'importe qui dans ma catégorie de poids, a déclaré le Colombien qui est classé parmi les trois premiers du WBO et de la WBA chez les mi-lourds. Je ne vais fuir personne, je suis là pour me battre.»

Oscar Rivas (13-0-0, 8 K.-O.), qui revient d'une blessure à un oeil, s'est quant à lui imposé par K.-O. technique à 2:53 du troisième round contre le Trinidadien Shawn Cox (16-5-0, 15 K.-O.). Après avoir envoyé son adversaire au tapis d'un coup au corps au deuxième round, il l'a martelé sans relâche pendant une bonne partie de la reprise suivante, forçant l'arrêt de l'arbitre.

Yves Ulysse fils a montré une belle vivacité à son premier combat dans les rangs professionnels. Il a envoyé son adversaire deux fois au tapis dès le premier round, en plus d'encaisser une gauche au menton sans broncher. Il a dû attendre à 1:52 de la quatrième reprise pour obtenir le K.-O. technique qu'il cherchait aux dépens du Belge Evaggelos Tsirimokos (6-4-0, 1 K.-O.).

Même s'il a réussi plusieurs belles combinaisons au fil du combat, Sébastien Gauthier (22-4-1, 14 K.-O.) s'est contenté d'un verdict nul majoritaire face au Mexicain Javier Franco Agua Prieta (20-11-3, 10 K.-O.). Un juge lui a accordé la victoire, 78-74, mais les deux autres ont donné un score de 76-76.

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