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Un homme plaide coupable d'avoir envoyé des lettres avec de la ricine à Obama

17/01/2014 05:41 EST | Actualisé 19/03/2014 05:12 EDT

OXFORD, États-Unis - Un ancien entraîneur d'arts martiaux a plaidé coupable, vendredi, d'avoir envoyé des lettres contenant des substances toxiques au président Barack Obama et à d'autres hauts responsables.

Dans cette affaire inusitée, les autorités affirment que le coupable a tenté de piéger un ennemi de longue date et imitateur d'Elvis, détenu brièvement pour ce crime.

En vertu d'une entente conclue avec les procureurs, James Everett Dutschke purgerait 25 ans de prison.

Dutschke, 42 ans, a approché le juge avec confiance, le dos droit et le menton relevé. Il a répondu aux premières questions du magistrat, telles que son âge et son niveau de scolarité, d'une voix forte et claire.

Mais il a semblé avoir du mal à plaider coupable à une liste d'éléments factuels énumérés par un procureur, disant au juge qu'il n'était pas en accord avec certaines affirmations.

Après quelques échanges, le juge a de nouveau demandé à Dutschke s'il plaidait volontairement coupable. Il a regardé au sol, pris une pause et respiré profondément.

Il a par la suite répondu par l'affirmative et a dit comprendre tout à fait qu'il acceptait ainsi la responsabilité pour tout ce qui avait été mentionné par le procureur.

Il a affirmé que le risque de devoir passer le reste de sa vie derrière les barreaux s'il était condamné par un jury avait joué dans sa décision de plaider coupable.

Dutschke avait précédemment plaidé non coupable et avait nié avoir envoyé ces lettres. Il a aussi réfuté une accusation subséquente selon laquelle, alors qu'il était détenu, il a tenté de recruter un codétenu pour envoyer une lettre contenant de la ricine.

Les procureurs ont affirmé qu'il avait tenté de piéger Paul Kevin Curtis, un imitateur d'Elvis, ayant été initialement accusé dans cette affaire. Les accusations contre Paul Kevin Curtis ont finalement été abandonnées.

Dutschke était détenu depuis avril sous les accusations d'avoir envoyé des lettres à M. Obama, au sénateur républicain Roger Wicker et à une juge du Mississippi.

Les lettres adressées à MM. Obama et Wicker avaient été interceptées avant qu'elles ne puissent se retrouver entre les mains des deux hommes.

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