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Trois Syriennes racontent la guerre dans leur pays

17/01/2014 05:17 EST | Actualisé 19/03/2014 05:12 EDT
ANWAR AMRO via Getty Images
A fighter of the Popular Front for the Liberation of Palestine General Command (PFLP-GC) runs across a street in the Yarmouk refugee camp in the Syrian capital Damascus on September 12, 2013, following fighting against rebel forces who control 75 percent of the camp. The PFLP-GC has been allied to Syrian President Bashar al-Assad's government whose troops have been fighting rebel forces for the past two years. AFP PHOTO/ANWAR AMRO (Photo credit should read ANWAR AMRO/AFP/Getty Images)

Si les dépêches sur la Syrie viennent régulièrement nous rappeler les violences de la guerre, il est rare d'entendre ceux qui la vivent de l'intérieur. Trois Syriennes racontent la guerre dans leur pays : la peur des bombardements, la faim, le retour d'épidémies du Moyen-Âge.

Un reportage d'Akli Aït Abdallah Twitter Courriel à Désautels le dimanche

Le bilan des souffrances humaines ne cesse de s'alourdir dans une Syrie ravagée depuis trois ans par la guerre civile. On compte près de 100 000 morts et des millions de déplacés dans le pays comme au-delà des frontières.

Rêves d'une Syrie laïque

Hanane vit à Damas, une ville dangereuse, même si les combats restent conscrits à la périphérie de la capitale. Cette commerçante, mère de deux enfants, est plus proche du pouvoir que de la rébellion. Hanane parle « des voitures piégées qui explosent n'importe quand et des obus lancés par les rebelles n'importe où sur les immeubles, les écoles et les bus ».

Quelle Syrie souhaite-t-elle retrouver?

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« Mourir ici plutôt que partir »

Nayla, universitaire et mère de deux enfants, vit elle aussi à Damas. Comme Halane et tous les Syriens, Nayla subit la violence de la guerre et des conditions de vie très difficiles.

Contrairement à Halane, Nayla, fille d'un prisonnier politique détenu pendant 40 ans sous le régime Al-Assad, soutient la révolution, même si elle est très critique envers l'opposition.

Nayla vit dans un quartier de Damas où il y a eu de nombreux bombardements. Elle n'a jamais vu autant de mendiants dans les rues de sa ville. Les conditions sanitaires et alimentaires sont catastrophiques. Elle explique qu'une amie pédiatre qui soigne les gens gratuitement a constaté le retour d'épidémies du Moyen-Âge, comme la galle. 

Depuis quelques mois, elle pense quitter la Syrie en raison des violences et du chaos. Deux obus des rebelles ont touché l'école de ses enfants.

En fin de compte, Nayla dit qu'elle préfère mourir en Syrie plutôt que de subir l'humiliation que vivent les réfugiés syriens à l'étranger.

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D'Alep à Montréal

Fadia, pharmacienne et mère de quatre enfants, est venue rejoindre ses enfants à Montréal il y a un mois. Elle a quitté Alep parce que c'était devenu trop dangereux : « Dans la même semaine, autour de ma maison, il y a eu trois explosions! »

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