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Liban: un conseiller du président français rencontre un responsable du Hezbollah

17/01/2014 02:49 EST | Actualisé 19/03/2014 05:12 EDT

Un conseiller du président français François Hollande a rencontré vendredi à Beyrouth un responsable du Hezbollah, le mouvement chiite libanais engagé dans les combats en Syrie aux côtés des troupes du régime, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Il s'agit de la première réunion d'un responsable français avec le Hezbollah depuis que la branche militaire du mouvement chiite a été inscrite le 22 juillet sur la liste de l'Union européenne des organisations terroristes.

"Ammar al-Moussawi, qui dirige les relations internationales du Hezbollah, a rencontré le conseiller du président français François Hollande pour le Moyen-Orient, Emmanuel Bonne, qui était accompagné de l'ambassadeur de France à Beyrouth Patrice Paoli", a indiqué le mouvement chiite.

Lors de leur réunion, ils ont discuté des "développements tant au niveau local que régional", a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails.

Une source à l'ambassade de France a indiqué à l'AFP que la réunion entrait dans le cadre d'une visite de M. Bonne au Liban, lors de laquelle il tient des discussions avec "tous les partis politiques".

Le chef d'état major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, doit le rejoindre lundi à Beyrouth, a précisé cette source.

Si la branche militaire du Hezbollah a été inscrite sur la liste de l'UE des organisations terroristes, les ministres européens des Affaires étrangères ont cependant souligné qu'ils continueraient à dialoguer avec tous les partis politiques, dont le Hezbollah.

La décision de l'UE repose sur les "preuves" que la branche armée du Hezbollah est liée à des actes terroristes perpétrés sur le territoire européen, dont l'attentat qui avait fait sept morts, dont cinq Israéliens, à Bourgas en Bulgarie le 18 juillet 2012.

L'implication croissante du Hezbollah dans le conflit syrien n'était pas citée par l'UE.

Le Hezbollah, bête noire d'Israël, assure qu'il ne se désarmera pas, affirmant avoir besoin de son arsenal pour combattre l'Etat hébreu.

Au printemps dernier, le Hezbollah a reconnu envoyer des hommes en Syrie pour soutenir l'armée syrienne dans ses combats contre les rebelles.

Le Liban est profondément divisé sur le conflit en Syrie qui a débuté en mars 2011. Les tensions entre musulmans sunnites et chiites se sont notamment exacerbées depuis l'implication du Hezbollah dans les combats dans le pays voisin, la communauté sunnite soutenant elle les rebelles.

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