NOUVELLES

Canadien décédé en GB: l'administration britannique fait enquête sur l'affaire

17/01/2014 09:45 EST | Actualisé 19/03/2014 05:12 EDT

LONDRES - La mort d'une personne âgée identifiée comme un Canadien décédé alors qu'il était menotté dans une cellule britannique a suscité des questions à propos du traitement des détenus des services d'immigration.

Ce décès attire fortement l'attention des médias britanniques, et plusieurs d'entre eux ont identifié cet homme comme étant Alois Dvorzac.

L'affaire a entraîné une enquête par les services correctionnels britanniques et de l'ombudsman des services de probation.

Le quotidien britannique The Telegraph cite l'inspecteur en chef des prisons, qui affirme que le cas entourant M. Dvorzac était l'un de plusieurs où l'utilisation de moyens d'entrave était «grandement exagérée».

Nick Hardwick a indiqué que l'homme âgé de 84 ans avait été menotté pendant cinq heures avant de succomber, en février 2013.

Toujours selon le Telegraph, le rapport de M. Hardwick indique que les menottes n'ont été retirées qu'après que M. Dvorzac eut été victime d'une crise cardiaque et que les ambulanciers eurent été appelés sur place.

Selon le journal, M. Dvorzac s'était vu refuser l'entrée en Grande-Bretagne, et avait été déclaré inapte à être détenu après qu'un médecin l'eut qualifié de fragile.

Le quotidien poursuit en indiquant qu'une tentative de déporter le vieil homme avait été repoussée lorsqu'il avait été déclaré médicalement incapable de prendre l'avion.

Il a ensuite été envoyé au centre de détention pour immigrants d'Harmondsworth — exploité par une entreprise privée —, dans l'ouest de Londres, où il a été menotté.

Le Guardian, de son côté, cite le ministre britannique de l'Immigration Mark Harper, selon qui l'utilisation de tels moyens d'entrave pour M. Dvorzac semblait être complètement injustifiée et ne devrait plus se produire.

Il n'a pas été possible d'établir la ville d'origine de M. Dvorzac.

PLUS:pc