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15/01/2014 11:31 EST | Actualisé 17/03/2014 05:12 EDT

Les amas d'étoiles, nouveau terrain de chasse des exoplanètes

La découverte de trois exoplanètes au sein d'un amas d'étoiles, dont une en orbite autour d'une étoile quasi identique au Soleil, marque un tournant dans la chasse aux planètes extérieures au Système solaire, selon les astronomes.

On sait que les exoplanètes sont nombreuses. Mais sur le millier dont l'existence a été confirmée à ce jour, seule une poignée a été découverte au sein d'un amas d'étoiles.

Face à cette rareté, une équipe européenne d'astronomes a entrepris de suivre sur une longue période, pendant six ans, un échantillon de 88 étoiles de l'amas Messier 67. Cet amas âgé, qui contient quelque 500 étoiles, est situé à environ 2.500 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Cancer.

Grâce notamment au chasseur d'exoplanètes HARPS, un télescope de l'Observatoire austral européen (ESO), au Chili, ils ont mis au jour trois nouvelles exoplanètes. Soit un taux de détection proche de la fréquence moyenne de planètes détectées autour d'étoiles isolées dans l'espace.

Leurs travaux sont publiés mercredi dans la revue Astronomy and Astrophysics.

"Ces nouveaux résultats démontrent que l'existence de planètes dans les amas d'étoiles ouverts est sans doute tout aussi banale et courante qu'autour d'étoiles isolées. Simplement, elles sont plus difficiles à détecter", a déclaré Luca Pasquini (ESO, Garching, Allemagne), co-auteur de l'étude.

"Ce résultat marque un tournant dans la recherche des exoplanètes, rendant leur quête possible de façon plus systématique dans les amas d'étoiles", a pour sa part souligné l'Observatoire de Paris, dans un communiqué.

Qui plus est, l'une des trois planètes découvertes orbite autour d'un "jumeau solaire", l'une des étoiles les plus semblables au Soleil identifiées à ce jour.

Une autre orbite également autour d'une étoile semblable au Soleil, tandis que la troisième est en rotation autour d'une géante rouge bien plus massive.

Les trois planètes sont "trop proches de leurs soleils respectifs pour occuper la zone habitable à l'intérieur de laquelle l'eau pourrait exister sous forme liquide", a relevé l'ESO.

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