NOUVELLES
15/01/2014 03:40 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

La prostitution à l'ordre du jour des libéraux

D'abord, ce fut la marijuana; cette fois, il est question de prostitution. Les libéraux fédéraux ont fait figure de pionniers, lors de leur plus récent conseil national, devenant le premier parti fédéral à appuyer la légalisation, la réglementation et la taxation de la marijuana.

Certains militants du PLC veulent maintenant que le parti adopte la même approche libérale face aux travailleuses du sexe.

Des militants de Colombie-Britannique proposent une résolution, pour le prochain congrès national du Parti libéral du Canada, qui prévoira que les travailleuses du sexe puissent légalement conduire des affaires « rentables et sécuritaires », et faire en sorte de protéger employés, employeurs et clients, en plus de taxer ces services comme « n'importe quelle autre entreprise ».

La résolution a été initiée l'an dernier par l'aile jeunesse du PLC de Colombie-Britannique, et a été adoptée par la suite par l'aile provinciale du parti en tant qu'une des 10 résolutions prioritaires qu'elle voudrait voir débattues au congrès national, le mois prochain à Montréal.

Il n'est pas certain que la résolution fasse ultimement l'objet d'un vote sur le parquet du congrès, bien qu'elle sera à tout le moins débattue en atelier. Mais il sera intéressant de voir comment elle sera reçue par les militants libéraux, depuis que la Cour suprême a invalidé le mois dernier la loi canadienne sur la prostitution - un développement que les auteurs de la résolution n'avaient pas prévu.

La Cour suprême a accordé un an au Parlement pour adopter une nouvelle loi qui respecterait la Charte des droits et libertés, en matière de droit à la vie, à la liberté et à la sécurité.

PLUS:rc