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15/01/2014 11:57 EST | Actualisé 17/03/2014 05:12 EDT

Iran: la politique étrangère relève du gouvernement, dit Rohani à ses détracteurs

Le président iranien Hassan Rohani a affirmé mercredi que son gouvernement était seul chargé de la politique étrangère, un rappel à l'aile dure du régime qui critique ses décisions sur le dossier nucléaire, a rapporté l'agence Isna.

"Le gouvernement est chargé de la politique étrangère et (...) prend des décisions dans le cadre de la politique du guide suprême, et personne ne peut s'ingérer dans ce domaine", a déclaré M. Rohani, artisan avec son chef de la diplomatie d'un accord sur le nucléaire avec les grandes puissances, qui a été critiqué par les ultra-conservateurs.

"Les batailles politiques et les affrontements qui créent des tensions au sein de la société et ont un impact (négatif) sur les activités économiques ne sont pas acceptables", a-t-il lancé, lors d'une tournée dans la province du Khouzestan (ouest), riche en pétrole.

M. Rohani est jusqu'à présent soutenu par le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot sur les dossiers stratégiques de la République islamique, dont le programme nucléaire.

Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément farouchement.

En novembre, les grandes puissances ont conclu un accord avec l'Iran qui limite pour six mois, à partir du 20 janvier, les activités nucléaires sensibles de Téhéran en échange d'une levée d'une partie des sanctions occidentales.

Cet accord est une victoire pour M. Rohani, un modéré élu en juin face à plusieurs candidats conservateurs. Sa campagne, dont le slogan était "Des relations constructives avec le monde", tranchait avec la politique de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, dont le double mandat a été marqué par une confrontation avec l'Occident et des sanctions économiques imposées par l'ONU et les Occidentaux.

Mais le gouvernement de M. Rohani est sous la pression du Parlement, contrôlé par les conservateurs. Certains ministres ont été convoqués devant les députés pour s'expliquer sur leurs décisions et plusieurs parlementaires ont demandé à être associés aux négociations nucléaires.

"Certains (...) se demandent pourquoi (parler de) bâtir la confiance et des relations constructives? C'est pour le progrès du pays", a insisté le président.

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