NOUVELLES
14/01/2014 05:05 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Zone euro: bond de 1,8% de la production industrielle en novembre

La production industrielle a bondi de 1,8% en novembre dans la zone euro, faisant mieux que prévu, selon des données publiées mardi par l'office européen de statistiques Eurostat.

Cette hausse intervient après une baisse de 0,8% en octobre (chiffre révisé).

Pour le mois de novembre, les analystes tablaient sur une progression un peu moins forte, de l'ordre de 1,4%. Ce "net rebond est une nouvelle preuve que la reprise s'est accélérée dans la zone euro à la fin de l'année dernière", estime Martin Van Vliet, de la banque ING.

Cette hausse mensuelle est la plus importante depuis mai 2010, souligne Jonathan Loynes, de Capital Economics.

La production industrielle a progressé dans tous les secteurs (+3% pour les biens d'investissement, +2,2% pour les biens de consommation durables, +1,8% pour l'énergie, +1,4% pour les biens de consommation non durables et +1,0% pour les biens intermédiaires), un signe "encourageant" selon Howard Archer, d'IHS Global Insight.

Autre signe positif: "les pays du centre aussi bien que de la périphérie ont enregistré des hausses", relève Martin Van Vliet.

Parmi les Etats de la zone euro pour lesquels les données sont disponibles, les plus fortes hausses ont été enregistrées en Irlande (+11,7%), à Malte (+3,8%), aux Pays-Bas (+2,5%) et en Allemagne (+2,4%). La France a connu une hausse de 1,4%, l'Espagne de 1% et l'Italie de 0,3%. En revanche, la Grèce a subi la plus forte baisse (-2,2%).

Pour les économistes, le bon chiffre de la production industrielle en novembre indique que la croissance trimestrielle de la zone euro devrait excéder au quatrième trimestre 2013 le modeste 0,1% observé au trimestre précédent. Howard Archer s'attend à une croissance de 0,3%, Martin Van Vliet table sur une fourchette entre 0,2% et 0,3%.

Cela "alimente les espoirs d'une reprise soutenue en 2014", selon M. Van Vliet. Mais "la production reste inférieure d'au moins 10% à son pic d'avant la crise, et il reste beaucoup de chemin", tempère-t-il.

Ses collègues s'abstiennent eux aussi de crier victoire. "La tendance générale dans l'industrie et dans l'économie en général est fragile et l'euro fort est clairement une menace pour la croissance", selon Jonathan Loynes.

Howard Archer relève que "les exportateurs de produits manufacturés de la zone euro ne vont pas être aidés par le fait que l'euro se soit échangé à 1,39 dollar fin décembre, son plus haut niveau en 26 mois, et soit toujours au-dessus de 1,37 dollars".

may-cel/jlb/jh

PLUS:hp