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14/01/2014 04:20 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Un premier roman pour Alexandre McCabe

Alexandre McCabe a reçu le Prix du récit Radio-Canada en 2012 pour son récit très personnel de la journée du référendum de 1995. Ces quelques pages sont devenues, depuis, un roman, qui paraîtra à la mi-mars à La Peuplade. Retour sur deux années bien remplies.

Joint au téléphone à son domicile de Sainte-Béatrix, l'auteur, qui est également prof de littérature, spécialiste de Camus et père de deux fillettes, explique qu'il en est encore à apporter les dernières corrections à son manuscrit.

Chez la Reine était à l'origine un court récit qu'il avait soumis, un peu par hasard, au Prix du récit Radio-Canada 2012. Le texte se distingue, attire l'attention des juges, la journaliste Nathalie Petrowski, le conteur Fred Pellerin et l'éditrice Denise Truax, et remporte le prix cette année-là.

Depuis, Alexandre McCabe l'a retravaillé et intégré à un roman plus ambitieux, qualifié par son éditeur de « fresque folklorique » qui fait revivre des moments marquants de l'histoire politique québécoise de 1980 à nos jours. 

L'auteur a profité de sa résidence d'écriture à Banff, à titre de lauréat du prix, pour écrire environ les deux tiers de son roman. À son retour, il a décidé de travailler à temps partiel pendant une session afin de pouvoir le terminer.

Alexandre McCabe se souvient précisément du jour où il est allé porter en mains propres son manuscrit à son futur éditeur. Un 8 août, date anniversaire du décès de Félix Leclerc.

Deux semaines plus tard, la réponse est arrivée, positive.

Le roman est une série de tableaux construits autour du personnage du grand-père du narrateur, dont la mort approche. Entre-temps, le narrateur, alter ego de l'auteur, plonge dans ses souvenirs et s'affranchit peu à peu de cette figure emblématique pour se construire. 

À la fois roman politique et roman d'apprentissage, Chez la Reine mêle donc à la fiction une bonne part d'autobiographie. L'auteur a d'ailleurs dédié son livre à son grand-père, Jérémie, pour qu'on ne l'oublie pas, « parce que c'est assez de mourir une fois ».

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