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14/01/2014 02:32 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Soudan du Sud : plus de 200 civils fuyant les combats morts noyés (armée)

Plus de 200 civils sud-soudanais fuyant les combats qui ravagent le Soudan du Sud sont morts noyés quand le bateau surchargé qui les transportait a coulé, a affirmé mardi à l'AFP le porte-parole de l'armée Philip Aguer.

"Nous avons entre 200 et 300 personnes (noyées), dont des femmes et des enfants (...) le bateau était surchargé", a dit-le porte parole. "Ils fuyaient les combats qui ont repris à Malakal", la capitale de l'Etat pétrolier du Haut-Nil (nord-est).

Selon le porte-parole, l'accident est survenu mardi matin. Mais des médias locaux ont de leur côté indiqué qu'il s'était produit plus tôt, dans la nuit de dimanche à lundi.

Les combats continuaient de faire rage dans plusieurs endroits du pays mardi.

A Malakal, les rebelles ont mené une nouvelle attaque pour tenter de prendre la ville.

"Il y a des combats dans et autour de Malakal", a affirmé le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Toby Lanzer. Selon lui, le nombre de déplacés venus se réfugier dans la base onusienne locale a doublé, passant de 10.000 à 19.000 personnes.

L'armée a de son côté fait état d'intenses combats au sud de Bor, capitale de l'Etat du Jonglei (est), au coeur des affrontements depuis leur début mi-décembre. L'armée tente là de reprendre le dessus sur les rebelles, qui contrôlent la ville.

"Nous marchons vers Bor, il y eu de très intenses combats tard lundi", a dit M. Aguer.

Le porte-parole de l'armée a par ailleurs nié que les rebelles avait pris le port de Mongalla, situé à une cinquantaine de km au nord de la capitale sud-soudanaise Juba, sur la route de Bor.

"Nous sommes au nord de Mongalla, nous contrôlons complètement" la zone, a-t-il ajouté, confirmant en revanche des combats persistants à une vingtaine de km au sud de Juba.

Les combats qui sévissent dans la jeune Nation depuis le 15 décembre sur fond de rivalité entre le président Salva Kiir et son ex-vice président Riek Machar, limogé en juillet, ont déjà fait quelque 400.000 déplacés et "beaucoup plus" de 1.000 morts, selon l'ONU.

Salva Kiir a accusé Riek Machar et ses alliés de tentative de coup d'Etat. Riek Machar nie, reprochant à Salva Kiir de vouloir simplement éliminer ses rivaux.

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