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14/01/2014 03:40 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Pascal version 2.0

MONTRÉAL - Jean Pascal n'aime pas passer inaperçu. Mardi, au Complexe Desjardins, l'ancien champion WBC des mi-lourds a fait en sorte d'être vu et entendu.

Un texte de Jean-François Chabot Twitter Courriel

Arborant un uniforme vert fluo digne des combattants ninja, Pascal a passé plus d'une heure dans le ring à danser, à sautiller et à taper dans les mitaines de son entraîneur Marc Ramsay.

L'habit ne fait peut-être pas le moine, mais les similitudes avec les accoutrements de l'Américain Bernard Hopkins étaient aussi criantes que la couleur de son chandail cagoulé.

« C'est pour me protéger des microbes, me tenir au chaud et m'aider à perdre du poids », a d'abord lancé Pascal mi-figue, mi-raisin. Plus sérieusement, le Lavallois a reconnu qu'il allait devoir trimer dur pour respecter la limite de poids de 175 lb quand il montera sur le pèse-personne vendredi.

« Difficile serait exagérer un peu. Ce ne sera pas super difficile, mais pas facile non plus », a expliqué Pascal. Il a sans doute en tête le fait qu'il a eu du mal à faire le poids à ses dernières sorties. En novembre à Québec, il a boxé à 178 lb grâce à une entente signée avant le combat.

Comme Canadien-Nordiques

À l'instar de Lucian Bute, Pascal s'attend à une foule divisée samedi au Centre Bell. Les allégeances des uns et des autres font dire à Pascal que l'ambiance ressemblera à celle des matchs qui opposaient Canadien-Nordiques.

« Interbox a dit que la foule serait à 75 % derrière Bute. La seule chose que je souhaite est que la foule puisse avoir son favori, mais qu'elle se range derrière moi quand j'aurai acquis la victoire. »

Pascal est redevenu un peu plus frondeur quand il a été question de l'importance pour lui de remporter le duel de samedi.

« La clé pour moi est de rester concentré et de garder mon plan de match et si j'y parviens, je devrais l'emporter. Contrairement à Lucian Bute, je ne suis pas seulement un boxeur. Je suis un athlète. J'ai excellé au football et au basket. »

Puis, la petite flèche empoisonnée a surgi dans sa réponse suivante, à une question à savoir si le perdant du combat allait se retrouver dans une situation difficile.

« Ça dépendra de la façon de perdre. J'ai perdu deux fois, mais ç'a été deux combats solides, deux combats qui auraient pu aller d'un côté comme de l'autre. Aucun de mes ''fans'' après une de mes défaites n'a eu envie de se mettre un sac brun sur la tête... contrairement à d'autres. »

Cette réflexion était une allusion à peine voilée sur les dommages psychologiques qu'aurait subis Bute à la suite de la raclée subie aux mains de Carl Froch.

Tant du côté de Ramsay que de son préparateur physique Angel Heredia, on estime que Jean Pascal est mieux préparé qu'il ne l'a jamais été. On promet un Jean Pascal plus endurant et plus robuste.

Selon son entraîneur, les épaules de Pascal ne lui ont jamais causé le moindre souci durant le camp d'entraînement. Heredia a insisté sur les bienfaits de l'entraînement en altitude auquel s'est soumis Pascal durant trois semaines dans les montagnes californiennes.

Pascal a aussi répondu aux attaques du clan Bute qui ont dit de lui qu'il s'essoufflait rapidement, surtout en deuxième moitié de combat.

« De toute façon, je n'aurai besoin que de quatre rounds pour battre Bute. Alors, à quoi bon me préparer pour 12 rounds? » a envoyé Pascal en boutade avant d'éclater de rire.

Parions qu'il aimerait quand même en finir rapidement.

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