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14/01/2014 07:53 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Mexique: les milices d'autodéfense divisées face aux appels du gouvernement

Les milices d'autodéfense de l'Etat mexicain du Michoacan (ouest), engagées dans un conflit armé avec un cartel local, étaient divisées mardi face à l'appel du gouvernement fédéral à cesser leurs offensives.

Dimanche soir, ces milices ont pris le contrôle de la localité de Nueva Italia, auparavant sous le joug du cartel des Chevaliers Templiers, après des affrontements armés ayant fait au moins deux blessés. Leur objectif affiché est de déloger ce groupe criminel aux allures de secte religieuse de son fief d'Apatzingan, une ville de 130.000 habitants.

Souvent accusé de passivité face à ces milices apparues début 2013 dans le Michoacan et l'Etat voisin du Guerrero, le gouvernement les a appelées lundi à abandonner les armes.

Après une réunion lundi avec les autorités locales, le ministre mexicain de l'Intérieur, Miguel Angel Osorio Chong, a demandé à ces milices de cesser leur offensive armée en assurant que "la sécurité de leurs communautés est entièrement à la charge des institutions".

Il a annoncé l'envoi immédiat sur place de troupes fédérales supplémentaires et averti qu'il "n'y aurait pas de tolérance pour les personnes surprises en possession d'armes" interdites.

Lundi soir, le chef du Conseil d'autodéfense du Michoacan José Manuel Mireles a indiqué dans une déclaration retransmise par Televisa qu'il accueillait "favorablement" l'arrivée de troupes additionnelles dans la région. Affirmant s'exprimer "au nom de tous les coordinateurs" du mouvement armé, ce médecin de 55 ans a assuré qu'il se conformerait aux instructions du ministre et du gouverneur du Michoacan Fausto Vallejo.

Mais de son côté, l'autre figure la plus en vue de ce mouvement, Hipolito Mora, chef des milices d'autodéfense de La Ruana - berceau des troupes d'autodéfense - a affirmé à l'AFP qu'il continuerait à lutter contre les Templiers.

Son compagnon Estanislao Beltran, qui contrôle Nueva Italia avec ses hommes, a également affirmé "ne pas pouvoir rendre les armes alors que (les autorités) n'ont même pas capturé un des chefs" du cartel des Chevaliers templiers.

Selon ces groupes d'autodéfense, le cartel se livre impunément depuis des années à des activités criminelles allant du trafic de drogue au racket et aux enlèvements, sans que les successives opérations fédérales n'y changent rien.

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