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14/01/2014 08:37 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

L'hôpital du Suroît n'en finit plus de déborder

Le personnel de l'hôpital du Suroît, en Montérégie, dénonce la situation intenable dans ses urgences. Depuis le début de l'année 2014, le taux d'occupation des civières oscille autour de 300 %. Il atteignait même 305 %, le 13 janvier. Ils s'apprêtent à interpeller leur direction, l'Agence de la santé et des services sociaux, ainsi que le ministère de la Santé et des Services sociaux pour qu'ils corrigent la situation.

Un texte de Thomas Gerbet Twitter Courriel

Les employés de l'hôpital situé à Salaberry-de-Valleyfield sont débordés, à l'image de leurs urgences. Les infirmières se plaignent d'être en sous-effectif et de devoir multiplier les heures supplémentaires.

« La situation critique dure depuis septembre-octobre », déplore Florence Thomas, conseillère syndicale à la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé), « il n'y a rien qui avance ». Elle explique que la limite réglementaire de 22 civières est de loin dépassée pour atteindre 50 voire 60.

La direction reconnaît que de nombreux patients ont besoin de soins de longue durée, mais occupent des lits d'urgence faute de place ailleurs.

Une situation aux causes multiples

La situation des urgences de l'hôpital du Suroît est multifactorielle selon la FIQ : manque de médecins de famille dans la région, manque de planification des besoins régionaux et d'équilibre de l'offre. La croissance démographique importante de la région n'arrange rien. Plusieurs patients de la région de Vaudreuil-Dorion se déplacent à l'hôpital du Suroît faute de service.

Un point de presse des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de l'Hôpital du Suroît est prévu à 11 h.

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