«Les beaux malaises» de Martin Matte: les malaises qui font rire (VIDÉO/PHOTOS)

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Il n’y a que Martin Matte pour lancer au visage de son fils de cinq ans que les enfants sont souvent responsables du divorce de leurs parents ou pour brandir des doigts d’honneur, grimace aux lèvres, derrière la tête de sa fille de huit ans, qui vient de lui dire qu’elle n’aime pas sa dernière publicité. Du moins, le Martin Matte des Beaux malaises. Et peut-être le vrai Martin Matte, aussi. Après tout, la nouvelle comédie de TVA, écrite par l’humoriste lui-même, en collaboration avec François Avard, est librement inspirée de son quotidien, des situations qu’il a vécues, sans être précisément calquée sur sa réalité. Matte y joue son propre rôle, en incarnant une sorte d’hybride entre son personnage de scène et l’être qu’il est dans la vie.

Le titre l’indique : dans Les beaux malaises, on cultive joyeusement le malaise. Celui qui fait rire jaune, mais aussi celui qui fait s’esclaffer franchement. Dans les trois premiers épisodes, présentés aux journalistes lundi, certains gags nous frappent comme un coup de poing en pleine poire, surprenant et inattendu. Comme dans ses spectacles, Martin Matte nous expose nos travers sans complaisance, mais dans un enrobage de fiction. C’est parfois grinçant, parfois caustique, parfois gênant, parfois sympathique. Mais ça vise dans le mille. Et ça procure de bons moments et ça fait rire. D’ailleurs, Suzanne Landry, directrice principale du Groupe TVA, dit avoir logé Les beaux malaises dans la case du mercredi, à 21h, en raison du propos audacieux, qui le sera de plus en plus au fur et à mesure que la série avancera.

Sexe, groupies et grille-pain

Chaque tranche de 30 minutes s’articule autour d’un thème précis, comme le couple, l’argent, l’ex, l’intimidation, l’éducation des enfants, la vieillesse. Intitulé Le grille-pain, le deuxième épisode s’écarte un peu du lot, mais l’épopée de Martin et sa blonde, Julie (Julie Le Breton) pour faire réparer leur grille-pain est prétexte à de savoureuses blagues… pleines de malaises.

On s’immisce donc dans l’intimité de la famille Matte, qui comprend aussi les deux rejetons, Florence (craquante Émilie Bierre, qu’on peut aussi voir dans Mémoires vives, à ICI Radio-Canada Télé, et Les étoiles de Fred, à Yoopa) et Léo (Charles-William Ross). On verra aussi régulièrement Patrick (Patrice Robitaille) et Jean-François (Martin Perizzolo), les deux grands amis de Martin. Monique (Michèle Deslauriers), la mère de Martin à la langue bien pendue, complète le portrait.

La réplique voulant que les enfants soient des «usines à divorces» ouvre Les beaux malaises. D’entrée de jeu, Julie propose à Martin d’entreprendre une thérapie de couple, simplement pour faire le point sur leur relation. Jolie façon de dresser le panorama des différences de perceptions entre les hommes et les femmes. Plusieurs s’y reconnaîtront. Devant le thérapeute (Alexis Martin), il sera question d’affection et de masturbation. La verbomotrice Monique voudrait aussi jaser sexe avec son fils, mais celui-ci se montre réticent. On espère voir très souvent cette maman exubérante, qui colle à la peau de Michèle Deslauriers.

«C’est avec une attitude comme la tienne qu’il y a eu des génocides», balancera Martin au vendeur de la boutique d’électroménagers (Adib Alkhalidey), qui refuse de l’accommoder. Dans une autre réunion d’amis, Martin s’amusera avec le moniteur de bébé en poussant des plaisanteries à caractère pédophile de très mauvais goût. Les filles autour de la table ne la trouveront pas si drôle…

Enfin, le troisième épisode, qui porte sur la célébrité, détaille comment Martin choisit les entrevues qu’il accordera à des étudiants pour des travaux universitaires. On constatera que les groupies qui l’attendent après les spectacles ne sont peut-être pas celles que l’on croit; son échange avec un Club de l’âge d’or de région est hilarant. Délicieux segment, également, lorsque la vedette s’obstine avec une préposée de la poste qui lui réclame une carte d’identité avec photo pour lui remettre son colis. Enfin, l’émotion sera vive lorsque notre comique, habituellement très au-dessus de ses affaires, ira rencontrer un jeune admirateur atteint du cancer, qui n’en a que pour quelques mois à vivre. Un très beau moment, touchant, qui ramène les pieds sur terre.

La première saison des Beaux malaises s’étalera sur 10 semaines. Une suite de 12 épisodes est actuellement en développement et verra le jour si les cotes d’écoute de la première saison sont satisfaisantes.

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