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14/01/2014 09:42 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Le pétrole tente de rebondir à l'ouverture à New York

Les cours du pétrole coté à New York tentaient de rebondir à l'ouverture mardi dans la foulée d'un bon indicateur américain mais restaient sous la pression de la perspective d'une offre abondante à travers le monde.

Vers 14H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février s'adjugeait 33 cents, à 92,13 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les ventes au détail aux Etats-Unis ont augmenté davantage que prévu en décembre, progressant de 0,2% par rapport à novembre alors que la prévision médiane des analystes tablait sur des ventes stables.

Ces données "décentes" et de nature à soutenir la demande en énergie aux Etats-Unis, "se combinent à un rebond sur le marché américain des actions après la chute d'hier, positif pour l'état d'esprit" des investisseurs, soulignait Matt Smith de Schneider Electric.

Toutefois, "on reste très près des niveaux plus vus depuis plusieurs mois", remarquait Robert Yawger de Mizuho Securities USA. "Il suffirait probablement d'une autre mauvaise journée pour le Dow Jones pour que les cours redescendent sous la barre des 90 dollars, ce qu'ils n'ont plus fait depuis avril".

Des éléments fondamentaux pèsent de toute façon sur le marché, en premier lieu l'abondance de brut aux Etats-Unis où la production ne cesse d'augmenter grâce aux nouvelles techniques d'extraction.

Les investisseurs surveilleront à cet égard de très près la publication mercredi du niveau des stocks pétroliers aux États-Unis pour la semaine terminée le 10 janvier.

Le marché tente par ailleurs de prendre en compte la possibilité d'un regain des exportations en provenance de plusieurs pays du Moyen-Orient.

"La Libye, par exemple, a été capable d'augmenter sa production à 600-650.000 barils par jour, soit deux fois plus qu'en décembre", rapportaient les économistes de Commerzbank.

Le redémarrage du champ pétrolier d'al-Charara (sud, 330.000 barils par jour) a en effet permis à la Libye de rétablir en partie sa production, qui avait chuté à 250.000 barils fin 2013 en raison de divers mouvements de protestations.

Et les investisseurs misent sur une levée prochaine de l'embargo contre les exportations de pétrole iranien imposé par les pays occidentaux après l'annonce de l'entrée en vigueur à compter du 20 janvier de l'accord intérimaire sur le nucléaire iranien, conclu le 24 novembre entre Téhéran et les six pays constituant le groupe des 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

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