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14/01/2014 03:02 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Le pétrole rebondit à New York en attendant les chiffres sur les stocks

Les cours du pétrole coté à New York ont terminé en hausse mardi, rebondissant après un bon indicateur américain et dans l'attente des chiffres sur les stocks de brut aux Etats-Unis.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février s'est adjugé 79 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 92,59 dollars.

Pour David Bouckhout de TD Securities, cette progression répond surtout à "un mouvement technique". "Les cours du brut ont enregistré un recul assez net depuis le début de l'année", passant de plus de 98 dollars le 31 décembre à moins de 92 dollars lundi, a-t-il expliqué. Aussi "certains courtiers en profitent pour acheter à ces plus faibles niveaux".

De plus, le marché attend la publication mercredi du niveau des stocks pétroliers aux Etats-Unis pour la semaine terminée le 10 janvier.

Et selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswire, les stocks de brut devraient avoir reculé de 800.000 barils sur la période, en général un signal positif pour les cours du WTI.

En début de séance, les prix du brut américain ont aussi été aidés par de bons indicateurs sur l'économie des Etats-Unis, en premier lieu l'annonce d'une augmentation plus forte que prévu (+0,2%) des ventes au détail dans le pays en décembre.

Ces données "décentes" et de nature à soutenir la demande en énergie aux Etats-Unis "se combinent à un rebond sur le marché américain des actions", a souligné Matt Smith de Schneider Electric. De quoi rendre les investisseurs plus "positifs".

Le marché continue par ailleurs à surveiller la situation de plusieurs grands producteurs de pétrole.

"La Libye, par exemple, a été capable d'augmenter sa production à 600/650.000 barils par jour, soit deux fois plus qu'en décembre", ont rapporté les économistes de Commerzbank.

Le redémarrage du champ pétrolier d'al-Charara (sud, 330.000 barils par jour) a en effet permis au pays de rétablir en partie sa production, qui avait chuté à 250.000 barils fin 2013 en raison de divers mouvements de protestations.

Et les investisseurs misent sur une levée prochaine de l'embargo contre les exportations de pétrole iranien imposé par les pays occidentaux, après l'annonce de l'entrée en vigueur à compter du 20 janvier de l'accord intérimaire sur le nucléaire iranien, conclu le 24 novembre entre Téhéran et les six pays du groupe "5+1" (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

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