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14/01/2014 11:48 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Le président François Hollande forcé de s'expliquer sur sa vie de couple

PARIS - Le président français François Hollande promet de clarifier la situation de son couple avant son rendez-vous aux États-Unis avec le président Barack Obama, le mois prochain.

Celle qui est, jusqu'à maintenant, considérée comme la première dame de France devait accompagner M. Hollande à ce rendez-vous à Washington le 11 février. Depuis vendredi, Valérie Trierweiler est hospitalisée. Son malaise est lié aux allégations voulant que le président français entretienne une relation avec une actrice, Julie Gayet.

Mardi en fin de journée, heure de Paris, le président a tenu une conférence de presse devant 580 journalistes. L'exercice devait lui permettre surtout de détailler ce qu'il appelle «le pacte de responsabilités», un plan qui doit, entre autres, alléger la pression sur les entreprises afin de faciliter l'embauche.

Mais dès la fin de sa présentation de 40 minutes, la première question a porté sur le sujet très personnel de sa relation de couple. Mme Trierweiler est-elle encore la première dame de France?

«Chacun, dans sa vie personnelle, peut traverser des épreuves. C'est notre cas», a-t-il commencé par admettre. Puis il a énoncé son principe: «Les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse de chacun. Ce n'est donc ni le lieu ni le moment de le faire.»

Il a ensuite annoncé qu'il ne répondrait à aucune question sur le sujet au cours de cette conférence de presse, promettant, toutefois, d'offrir des réponses avant son voyage de février.

Il n'a pas pu tenir tout à fait ce silence durant les deux heures de questions qui ont suivi. Ainsi, il a laissé voir sa colère lorsqu'on lui a demandé s'il songe à poursuivre le magazine Closer qui a publié l'article et les photos du président, en scooter, devant la porte de Mme Gayet.

«Tout doit me conduire comme citoyen à poursuivre cette publication. (...) Mon indignation est totale!», a-t-il lâché, expliquant que s'il se retenait, c'est parce qu'il jouit d'une immunité en tant que président. Il hésite à attaquer en justice alors que lui ne peut pas être poursuivi.

Il a tout de même présenté son argument en faveur d'une poursuite.

«Il s'agit d'une question qui n'est pas personnelle, pas seulement personnelle (...) parce que c'est une violation qui touche une liberté fondamentale et qui peut tous vous concerner. Nous sommes un pays de grande liberté, en France, et c'est bien. Et en même temps, nous devons avoir ce principe de respect, (...) respect de la vie privée et de la dignité des personnes.»

Un journaliste a alors tenté de le ramener sur ce terrain en évoquant sa sécurité. Un président, se déplaçant avec un seul garde du corps, en mobylette...

«Partout je suis protégé. Et que personne ne s'inquiète là-dessus», s'est contenté de dire M. Hollande.

Il a été encore plus froid et concis quand on lui a demandé des nouvelles de la santé de sa conjointe hospitalisée. «Elle se repose et je n'ai pas d'autres commentaires à faire», a-t-il lâché.

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