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14/01/2014 12:05 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

France: Hollande promet une "clarification" sur son couple et annonce des baisses de charges massives

Le président français François Hollande, très impopulaire et dans la tourmente sur sa vie privée, a admis mardi que son couple traversait des moments "douloureux" et promis une clarification rapide après la révélation de sa liaison avec une actrice.

Alors que cette affaire parasite largement son action, M. Hollande a tenté de centrer son intervention sur son action économique, promettant des baisses de charges de 30 milliards d'euros pour les entreprises dans l'espoir de relancer une croissance atone.

La troisième conférence de presse de son mandat, tenue devant 500 journalistes, devait être consacrée au cap politique suivi en 2014, mais elle a été parasitée dès la première question par une interrogation sur sa vie privée: Valérie Trierweiler est-elle toujours la première Dame de France ?

"Chacun dans sa vie personnelle peut traverser des épreuves. C'est notre cas, ce sont des moments douloureux", a répondu le présidet français.

"Les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse de chacun (...). Ce n'est ni le lieu, ni le moment de le faire", a-t-il ajouté, précisant qu'il ne souhaitait répondre à aucune question sur le sujet.

Il a néanmoins fait part de son "indignation totale" après les révélations sur sa liaison avec une actrice de 41 ans, Julie Gayet, par le magazine Closer contre lequel il n'engagera toutefois pas de poursuite judiciaire.

Le président français, 59 ans, a promis de clarifier la situation de son couple avant une visite d'Etat aux Etats-Unis, le 11 février.

Valérie Trierweiler, la compagne officielle du président, hospitalisée quelques heures après les révélations de Closer, n'était toujours pas sortie de l'hôpital mardi.

Si dans son immense majorité la classe politique considère que l'affaire de sa liaison relève avant tout de la vie privée, des interrogations ont surgi sur la sécurité ou l'image du chef de l'Etat.

Dans son édition datée de mardi, le quotidien Le Monde n'hésite pas à parler de "dysfonctionnements" des services, incapables de déceler les paparazzi devant l'appartement abritant les amours de François Hollande à deux pas de la présidence.

"Partout ma sécurité est assurée et à tous moments, lorsque je me déplace officiellement, en France, à Paris, dans le monde ou quand je me déplace à titre privé, forcément avec une protection qui est moins étoffée", a répliqué M. Hollande.

Cette affaire tombe mal pour le président français, après une année 2013 politiquement désastreuse et avant des élections municipales difficiles en mars.

Le vif mécontentement des Français sur la pression fiscale, le taux de chômage et les restructurations a fait plonger depuis des mois le taux de popularité du président et de son gouvernement socialo-vert. Selon les dernières enquêtes, le chef de l'Etat continue de n'être soutenu que par seulement un quart de la population.

Lors de la conférence, François Hollande a annoncé un nouvel allègement fiscal de 30 milliards d'euros pour les entreprises. Il a également confirmé l'objectif de 50 milliards d'euros d'économies supplémentaires entre 2015 et 2017.

"La France doit impérativement retrouver de la force économique", a souligné François Hollande, qui a reconnu ne pas avoir "encore gagné la bataille pour l'emploi", mais a estimé qu'une "tendance se dessine" en ce qui concerne le chômage, avant la publication des chiffres pour décembre 2013. Il s'était engagé à inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année 2013.

Dans un propos liminaire, le président a précisé les contours du "pacte de responsabilité" évoqué lors de ses voeux aux Français le 31 décembre.

Pour lui, il s'agira du "plus grand compromis social depuis des décennies". Mais le président socialiste a réfuté l'idée qu'il puisse être "gagné par le libéralisme", comme certains commentateurs l'ont écrit, soulignant que "c'est l'Etat qui prend l'initiative et qui fait en sorte que nous puissions renforcer notre pacte productif".

Il a également évoqué trois propositions franco-allemandes pour relancer l'Europe, dont une "initiative pour une convergence économique et sociale" entre les deux pays, et une coordination pour la transition énergétique.

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