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14/01/2014 01:15 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Dopage: Georges St-Pierre envoie une flèche à l'Ultimate Fighting Championship (VIDÉO)

MONTRÉAL - En plus de la fatigue mentale, la position hésitante de l'Ultimate Fighting Championship (UFC) à l'endroit des tests antidopage a grandement pesé dans la balance lorsque Georges St-Pierre a décidé de prendre une pause indéterminée de l'octogone.

À Montréal, St-Pierre a ainsi profité mardi de sa première apparition publique depuis son annonce à Québec de l'abandon de son titre de champion des mi-moyens de la UFC, le 13 décembre dernier, pour envoyer une flèche en direction de son employeur.

Selon l'athlète de Saint-Isidore, la UFC a tout simplement refusé de l'appuyer lorsqu'il avait proposé des contrôles antidopage plus «sérieux» avant son combat du 16 novembre contre Johnny Hendricks.

«Ça m'a dérangé énormément et c'est l'une des raisons pourquoi j'ai arrêté, a reconnu St-Pierre, en marge d'une remise de bourses à la Fondation de l'athlète d'excellence du Québec. Il y a des choses que je ne peux pas dire, même si la langue me brûle.»

Le Québécois de 32 ans, qui s'est montré prudent dans ses commentaires en refusant de pointer qui que ce soit au sein de la UFC — y compris les combattants —, se demande encore pourquoi son employeur semble timide en ce qui a trait au dopage.

«Peut-être qu'ils (les dirigeants de la UFC) ont trouvé que l'idée (des contrôles) n'était pas bonne, a dit St-Pierre. D'autres combattants auraient pu le faire par la suite. Il y a une organisation qui contrôle et qui a le monopole. Les combattants n'ont pas beaucoup de pouvoir.»

L'ex-champion des mi-moyens est d'avis que les sommes importantes qui sont en jeu lors de certains combats peuvent expliquer les réticences des dirigeants de la UFC.

«S'il y en a un qui se fait prendre et que le combat est annulé, des millions de dollars peuvent être perdus, a observé St-Pierre. Si tu commences à tester tout le monde, combien vont se faire prendre? Je n'accuse personne, mais, l'image du sport pourrait être affectée.»

Le Québécois a cependant assuré qu'il ne veut pas donner de «leçon» à l'UFC avec sa pause indéterminée.

«Ça me pénalise aussi, a-t-il dit. J'ai essayé de faire changer les choses en restant diplomatique puisque j'ai des informations (...) sur ce qui se passe à l'interne. Malheureusement, il y a des gens qui n'étaient pas prêts à le faire. Si ça change, peut-être que je vais revenir.»

Georges St-Pierre a également refusé de prononcer le mot «retraite» lorsqu'il a été questionné sur sa vie à l'extérieur de l'octogone et sur les sorties de certaines personnes qui l'ont incité à accrocher ses gants pour de bon.

«Je ne me mets pas d'échéancier, a-t-il dit. Tout le monde a son grain de sel à mettre là-dedans. La personne qui a le dernier mot, c'est moi. Je ne me mets pas de pression, parce que la journée que je vais dire que je reviens, là je vais en avoir de la pression.»

Même s'il se dit en pause, il considère qu'il est en train de devenir un meilleur combattant parce qu'il s'entraîne régulièrement et sans aucune pression extérieure.

«Je suis en excellente forme physique et j'ai même pris un peu de masse musculaire, a indiqué St-Pierre. Le stress de la compétition me grugeait. Au gym, je fais encore la barbe à plusieurs athlètes.»

St-Pierre dit apprécier le mois qu'il vient de passer loin de la UFC, puisqu'il a eu l'occasion de redécouvrir certains aspects d'un rythme de vie plus régulier.

«J'ai eu un temps des Fêtes en famille, ce que je n'ai pas eu depuis longtemps, a-t-il confié. Je n'ai pas eu à partir pour aller m'entraîner parce que j'avais un combat qui s'en venait. J'étais libre. C'était bizarre comme sentiment.»

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