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14/01/2014 10:36 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Centrafrique: les effectifs de la Misca ont atteint 4.400 soldats (Fabius)

Les effectifs de la force africaine d'interposition (Misca) en République centrafricaine ont atteint 4.400 hommes, a indiqué mardi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"Les soldats (français) de Sangaris continuent leur action avec la Misca qui fait un travail remarquable. Déjà 4.400 soldats de la Misca, bientôt 6.000", a déclaré M. Fabius devant les députés.

Selon le Quai d'Orsay, les 800 soldats que doit envoyer le Rwanda ne sont pas encore arrivés sur place. Selon Kigali, ils seront à pied d'oeuvre en fin de semaine.

Toujours sur le plan sécuritaire, le ministre a évoqué la réunion lundi prochain du Conseil Affaires étrangères de l'Union européenne. "J'espère pouvoir ramener des résultats positifs sur l'engagement de nos partenaires européens à nos côtés", a-t-il affirmé.

"Nous avançons aussi à New York (à l'ONU) avec nos partenaires africains, à la mise en place d'une opération de maintien de la paix pour prolonger l'action menée par la Misca", a indiqué le chef de la diplomatie française.

Des discussions à ce sujet sont en cours au sein du Conseil de sécurité dans l'attente du rapport du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. "Aucune date n'a été fixée mais la publication de ce rapport devrait prendre plusieurs semaines", a précisé mardi le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal, lors d'un point-presse.

Sur le plan humanitaire, le ministre français au développement Pascal Canfin participera à une conférence organisée le 20 janvier à Bruxelles par l'Union européenne et l'ONU pour apporter une aide financière "très nécessaire" à la Centrafrique, a poursuivi M. Fabius.

A Bangui, le Parlement provisoire centrafricain a ouvert mardi une session spéciale pour élire un nouveau président de transition, en remplacement de Michel Djotodia démissionnaire.

"La France n'a pas de candidat pour le choix du nouveau président de la transition, c'est le Conseil national de transition (Parlement) qui va décider. Nous sommes là pour aider, pas pour nous substituer et ce sera également notre attitude lorsque viendront les élections définitives", a déclaré M. Fabius. Paris souhaite qu'elles aient lieu avant la fin de l'année.

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