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14/01/2014 03:50 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Brésil : "Forts indices" de participation de policiers dans les 12 meurtres de Sao Paulo

De "fort indices" semblent impliquer la police dans la série de meurtres survenue dans la nuit de dimanche à lundi près de Campinas, dans le sud-est du Brésil, a affirmé mardi un responsable policier de l'Etat de Sao Paulo.

"Sur chaque groupe de 10 personnes qui parlaient de cette affaire, neuf évoquaient la participation de policiers", a déclaré l'inspecteur général des polices de l'Etat de São Paulo, Julio Cesar Fernandes Neves, qui s'est rendu à la veillée funèbre des 12 victimes, toutes tuées par balles.

"Malheureusement, je prends mes fonctions comme inspecteur avec cette affaire", a ajouté M. Neves, cité par le site d'informations G1, et qui a accédé à ce poste il y a cinq jours.

Ces meurtres se sont tous produits près de Campinas, ville située à environ 90 km au nord de Sao Paulo. Dans la foulée, 10 autobus avaient été attaqués et détruits dont trois incendiés par une vingtaine de personnes cagoulées.

Sans être en mesure d'établir un lien entre ces meurtres, un porte-parole de la police civile avait déclaré lundi à l'AFP que plusieurs pistes étaient suivies dans l'enquête, "depuis celle de la vengeance ou d'affrontements entre bandes rivales à celle d'exécutions sommaires policières".

Il a précisé que plusieurs de ces meurtres avaient été perpétrés par des tueurs circulant dans des véhicules.

De son côté, le quotidien O Estado de Sao Paulo avait affirmé que ces meurtres s'étaient produits quelques heures après la mort d'un policier qui n'était pas en service au cours d'une tentative de braquage d'une station-service de la région.

L'Etat de Sao Paulo avait été fin 2012 le théâtre d'une vague de violences attribuée par les experts à une guerre non déclarée entre le groupe criminel connu sous le nom de Primeiro Comando da Capital (PCC) et la police, qui avait fait plus de 100 morts, dont de nombreux policiers.

La mégapole de Sao Paulo sera l'une des 12 villes hôtes du Mondial 2014 de football.

En juillet, un rapport du Centre d'études sur l'Amérique latine indiquait qu'un million de personnes avaient été tuées au Brésil entre 1980 et 2011, faisant de ce pays le septième le plus violent du monde.

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