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13/01/2014 06:14 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

L'Italie "très inquiète" de la situation en Libye (ministre de la Défense)

L'Italie est "très inquiète" de la situation en Libye et des difficultés du gouvernement à asseoir son autorité sur les milices, a affirmé lundi le ministre italien de la Défense Mario Mauro lors d'un déplacement à Washington.

"Nous sommes très inquiets de la situation en Libye où le gouvernement a des difficultés à établir son autorité sur les milices qui ont combattu l'ancien régime" de Mouammar Kadhafi, a confié le ministre lors d'une intervention devant un cercle de réflexion de l'université Johns Hopkins.

Il a rappelé l'engagement fort de son pays à participer à la formation des forces libyennes. Rome veut notamment lutter contre l'immigration à partir des côtes libyennes vers l'Italie.

"L'Europe jouit de la sécurité à l'intérieur mais nous sommes encerclés par des zones de conflit qui requièrent l'attention et l'intervention de la communauté internationale", a-t-il plaidé, rappelant les "conflits internes" dans les pays du Printemps arabe, notamment en Egypte, ou encore les conséquences pour la région de la crise syrienne.

Ces questions ont été au coeur de l'entretien de Mario Mauro avec son homologue américain Chuck Hagel.

"Le secrétaire (à la Défense) Hagel a remercié l'Italie pour ses contributions aux renforcements des capacités dans les démocraties émergentes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord", a affirmé le Pentagone dans un communiqué.

Au cours de leur entretien au Pentagone, les deux hommes ont également évoqué l'Afghanistan, où l'Italie s'est engagée à maintenir un contingent après la fin de la mission de combat de l'Otan fin 2014 et à être "nation-cadre dans l'ouest de l'Afghanistan".

Ils ont également évoqué le conflit syrien et l'élimination des armes chimiques. Les agents chimiques les plus dangereux doivent transiter par un port italien pour être chargés à bord d'un navire américain qui ira les détruire en mer.

Enfin, MM. Hagel et Mauro ont discuté de la coopération entre les deux pays sur le programme de chasseur de cinquième génération F-35, selon le Pentagone.

L'Italie accueillera notamment une chaîne d'assemblage de l'appareil.

"Notre intérêt pour le programme F-35 est strictement lié à la possibilité d'améliorer nos connaissances" dans le domaine technologique, a confié le ministre italien, précisant qu'il croyait dans le coûteux programme malgré une forte opposition interne et les difficultés financières du pays.

mra-ddl/sam

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