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13/01/2014 06:13 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Les accès à Paris, Marseille et Lyon perturbés par une grève des taxis

Les accès à Paris et aux deux plus grandes villes françaises, Marseille (sud) et Lyon (centre-est), étaient perturbés lundi en milieu de journée par une grève de chauffeurs de taxis, selon le Centre national d'information routière.

Cette grève visant à dénoncer la concurrence des voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) et un relèvement de la taxe à valeur ajoutée (TVA) dans les transports, provoquait 242 km de bouchons en région parisienne, selon la même source.

Deux cortèges ont quitté les aéroports internationaux de Roissy et Orly, dans la banlieue parisienne, pour se diriger doucement vers le centre de la capitale. A Orly, plusieurs dizaines de véhicules bloquaient la prise en charge des clients, ce qui n'était pas le cas à Roissy, selon une source aéroportuaire.

Les syndicats à l'appel de la grève, représentant les trois statuts de chauffeurs - artisans propriétaires d'une licence, locataires d'une licence et salariés-, espéraient mobiliser un millier de taxis à Paris.

A Marseille (sud), le rassemblement occasionnait des bouchons dans le centre-ville. A Lyon (centre-est) des taxis manifestaient également entre l'aéroport et la préfecture.

"Quand on paie notre licence 230.000 euros, les VTC paient 120 euros. Vous trouvez ça normal ?", soulignait à Roissy Dominique Prudhomme, du syndicat FO. "On ne se bat pas à armes égales", dénonçait Régine Legrand, chauffeur depuis 18 ans.

Les VTC, en pleine croissance depuis 2009, ont reçu le soutien de l'Autorité de la concurrence. Cette dernière soulignait en décembre que leur développement permettrait de "rééquilibrer la demande et l'offre de transports", notamment en région parisienne où il y a pénurie.

Les taxis, dont le nombre est réglementé par l'administration, sont peu nombreux: quelque 55.000 dans l'hexagone, dont environ 20.000 à Paris.

Fin 2013, on recensait 6.500 entreprises de VTC exploitant quelque 12.400 véhicules.

Les taxis protestaient aussi contre le relèvement de la TVA sur les transports de 7 à 10% depuis le 1er janvier.

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