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13/01/2014 02:17 EST | Actualisé 14/03/2014 05:12 EDT

Le juge ordonne un procès pour Valérie Tremblay

Valérie Tremblay, une jeune femme qui a plaidé coupable à une accusation de délit de fuite ayant causé la mort, devra finalement subir un procès, malgré elle. Le juge Christian Boulet l'a relevé de son plaidoyer de culpabilité, une procédure assez rare.

L'accusée, qui a reconnu les faits en septembre dernier, était de retour au palais de justice de Québec lundi matin pour le début des représentations sur la peine, mais le juge en a décidé autrement après avoir pris connaissance du dossier.

En mai 2011, l'infirmière dans la fin vingtaine avait poursuivi son chemin en voiture après avoir happé la victime, qui circulait à pied sur la 46e rue Est, dans l'arrondissement Charlesbourg. La victime, Sébastien Dubé, 37 ans, a succombé à un traumatisme crânien sévère.

Après s'être livrée aux policiers quelques jours plus tard, Valérie Tremblay leur avait affirmé qu'elle croyait avoir frappé un animal ou une poubelle. C'est ce qu'elle maintient encore aujourd'hui et c'est ce qui a soulevé un doute dans l'esprit du juge.

Son avocat, Me Julien Grégoire, a toutefois insisté pour dire que sa cliente reconnaissait les faits et que même si elle croyait avoir frappé un chien ou une poubelle, elle a fait preuve d'aveuglement volontaire, ce qui la rend coupable.

Or, le juge ne peut s'en tenir qu'à la reconnaissance de culpabilité d'un accusé. Le Code criminel l'oblige à prendre certaines précautions lorsqu'un individu plaide coupable, explique l'avocat criminaliste Rénald Beaudry.

« Si le juge, malgré les représentations, dit : "moi, ce que j'entends, ce n'est pas ce que je vois au niveau de la preuve, au niveau de la reconnaissance de madame", il va se mettre en garde. On ne veut pas que les gens plaident coupables, puis plus tard puissent dire que ce n'est pas tout à fait ça que je voulais dire », affirme-t-il.

La date du procès de Valérie Tremblay sera fixée mardi.

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