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13/01/2014 01:05 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Le gouvernement turc exclut à nouveau de retirer sa réforme judiciaire contestée

Le porte-parole du gouvernement turc Bülent Arinç a encore exclu lundi le retrait du projet de loi destiné à renforcer le contrôle politique des magistrats, dénoncé par l'opposition comme une tentative d'étouffer le scandale de corruption qui éclabousse le pouvoir.

"Il est hors de question de retirer ce projet de loi", a déclaré M. Arinç en rendant compte devant la presse du conseil des ministres.

"Considérez-vous qu'il serait mauvais qu'il existe un mécanisme susceptible de contrôler les activités illégales (de la justice?", s'est exclamé le vice-Premier ministre, "nous avons le droit de changer les lois".

Cette déclaration intervient alors que le président Abdullah Gül s'entretenait lundi en soirée le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan pour tenter de trouver une issue à cette controverse, qui a donné lieu à de violents échanges entre députés pendant le week-end.

Le chef de l'Etat s'est notamment entretenu dans la journée avec les principaux chefs de l'opposition, déterminés à empêcher par tous les moyens le vote de ce texte qu'ils jugent contraire à la Constitution.

Dimanche, M. Erdogan avait écarté lui aussi ce scénario, estimant que la commission parlementaire qui examine le texte avait jugé qu'il "n'était pas contraire à la Constitution".

Depuis le début du scandale qui a vu l'inculpation des dizaines d'hommes d'affaires, patrons et élus proches du régime, le Premier ministre accuse le mouvement du prédicateur musulman Fethullah Gülen, très influent dans la police et la justice, de manipuler l'enquête judiciaire en cours pour l'affaiblir à quelques mois des élections municipales de mars et présidentielle d'août prochains.

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