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13/01/2014 05:06 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Brodeur ne ferme pas la porte à un retour, même si c'est avec un autre club

MONTRÉAL - Martin Brodeur en sera peut-être à sa dernière présence dans l'uniforme des Devils au Centre Bell, mardi soir, à l'occasion du match contre le Canadien, à moins que son club ne se qualifie pour les séries éliminatoires, ou bien qu'il décide de prolonger sa carrière encore un peu.

«C'est sûr que demain (mardi), je vais m'arrêter un moment, que ce soit pendant l'hymne national ou une pause publicitaire, et je vais regarder aux alentours, a admis le gardien de 41 ans. Je fais ça souvent, parce que je ne sais plus si j'aurai la chance de retourner sur la patinoire de certains amphithéâtres. Je pense qu'on a fini de jouer nos matchs au Madison Square Garden — un endroit où j'ai joué énormément, et que j'ai adoré — et ce sera la même affaire demain.»

Brodeur, qui écoule présentement la dernière année de son contrat de deux saisons d'une valeur de 9 millions $US, signé en juillet 2012, ignore toujours s'il accrochera ses jambières à l'issue de la saison. Il a toutefois laissé la porte ouvert à un retour, que ce soit au New Jersey ou ailleurs.

En ce sens, Brodeur a admis avoir de la difficulté à partager le filet avec son coéquipier Cory Schneider. Le Québécois a entrepris 22 matchs jusqu'ici cette saison, contre 25 pour l'ex-gardien des Canucks de Vancouver.

«Personnellement, ça va super bien, c'est un bon petit gars et c'est un gardien de but qui a une belle carrière devant lui, a expliqué le lauréat de quatre trophées Vézina en carrière. Mais pour la situation des gardiens, c'est sûr que c'est difficile. Quand t'as deux gardiens no 1 — on n'est pas habitués de s'asseoir au bout du banc —, c'est difficile à prendre parce que tu sais que t'es aussi bon que l'autre. Ça peut être un luxe (d'avoir deux gardiens no 1), mais seulement si l'un des deux se blesse, sinon ce sont des décisions que l'entraîneur doit prendre sans faire mal à l'un ou à l'autre. Et ça se finit souvent dans son bureau.

«Si je décide de revenir l'an prochain, il va falloir que je sois dans une situation dans laquelle je vais être confortable, que ce soit ici ou ailleurs, a-t-il poursuivi. Seul le temps va le dire. Je ne peux pas dire oui ou non en ce moment, parce que je ne sais même pas si je vais jouer l'an prochain. Pour l'instant, je suis ici, et on commence une petite lancée pour se remettre dans la course aux séries éliminatoires.»

L'entraîneur-chef du Canadien Michel Therrien a d'ailleurs admis lundi matin qu'il ne fallait pas prendre les Devils à la légère, même si ses hommes viennent de vaincre les champions en titre de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago, 2-1 en prolongation.

«D'abord, c'est un match à la maison. C'est important pour nous de bien performer, d'avoir du succès si on veut se positionner pour faire les séries éliminatoires. Chaque match à la maison est crucial. Les Devils, c'est une équipe qui est très difficile à affronter, a reconnu Therrien. Il va falloir faire quelques ajustements, mais ils ne donnent pas beaucoup d'espace sur la patinoire et vont te frustrer souvent par leur style de jeu. C'est toujours un 'challenge' en ce qui nous concerne, parce que j'ai beaucoup de respect pour cette organisation, et énormément de respect pour Martin Brodeur.»

Brodeur, comme un jeune de 25 ans

Les Devils occupent présentement le 11e rang de l'Association de l'Est et Brodeur n'a pas effectué de départ lors des trois derniers matchs de l'équipe, après avoir concédé huit buts à ses deux plus récentes présences devant le filet. Le Montréalais conserve néanmoins le sourire et assure qu'il continue de s'amuser sur la patinoire.

«Le secret, c'est d'avoir du plaisir, a-t-il confié. Je pense que c'est ça qui permet de prolonger sa carrière. Pour nous, venir ici, ce n'est pas une corvée. On aime ça travailler, on aime ça avoir du 'fun'. Ce sont de belles relations entre joueurs de hockey, et le fait que je sois un 'leader', c'est amusant, parce que quand tu arrives dans le vestiaire t'es capable d'aider quelqu'un et de voir un jeune arriver et connaître du succès. C'est à ça qu'on carbure.»

Daniel Brière, qui l'a souvent affronté alors qu'il portait les couleurs des Flyers de Philadelphie dans l'ex-section atlantique, a abondé dans la même direction. Il n'a pas tari d'éloges envers le gardien qui compile un dossier de 12-9-4, avec une moyenne de buts alloués de 2,39 et un taux d'efficacité de ,902 cette saison.

«Il joue encore comme un jeune de 25 ans, a-t-il mentionné. Ça ne paraît pas qu'il vieillit, donc s'il continue à jouer aussi bien ce sera un gros plus pour les partisans et pour la LNH.»

L'entraîneur-chef des Devils, Peter DeBoer, a indiqué qu'il dévoilera l'identité de son gardien partant après la séance d'entraînement matinale de mardi.

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