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13/01/2014 06:22 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Ban Ki-moon à Bagdad pour des discussions sur la Syrie

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est arrivé lundi à Bagdad pour des entretiens avec de hauts responsables irakiens, dont le Premier ministre Nouri al-Maliki, au sujet de la guerre en Syrie, sur fond de violences dans la province irakienne d'Al-Anbar.

M. Ban, dont l'arrivée a été annoncée par la télévision d'Etat et par l'ONU sur son compte Twitter, doit rencontrer M. Maliki et le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, avant de donner une conférence de presse.

Selon un communiqué du bureau de M. Maliki, les discussions doivent se concentrer sur la situation au Moyen-Orient et en particulier la guerre en Syrie.

Cette courte visite survient en amont de la conférence de paix dite Genève II sur la Syrie prévue le 22 janvier.

Cette conférence doit rassembler autour d'une même table régime et opposition pour discuter d'une hypothétique transition politique, selon les contours d'un règlement signé le 30 juin 2012 à Genève, mais jamais appliqué.

La visite du secrétaire général de l'ONU intervient également alors que des centaines d'hommes armés, dont des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda), ont récemment pris le contrôle de Fallouja et de certains quartiers de Ramadi, deux villes situées à l'ouest de Bagdad.

Les affrontements, déclenchés le 30 décembre avec le démantèlement à Ramadi d'un camp de protestataires sunnites anti-gouvernementaux, ont fait plus de 250 morts, selon un décompte de l'AFP basé sur des sources médicales et officielles.

C'est la première fois depuis l'insurrection ayant suivi l'invasion américaine de 2003 que des militants d'Al-Qaïda, qui sont parallèlement devenus une force majeure dans le conflit en Syrie, prennent si ouvertement le contrôle de zones urbaines en Irak.

Deux ans après le retrait des derniers soldats américains, les autorités irakiennes, dominées par la minorité chiite, peinent à faire face aux insurgés, enhardis par le conflit syrien et le mécontentement de la minorité sunnite.

psr/faa/cco

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