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12/01/2014 02:53 EST | Actualisé 14/03/2014 05:12 EDT

Syrie: L'Iran ne cherche pas à être invité à tout prix à Genève-2 (ministre iranien)

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a affirmé à son arrivée à Beyrouth dimanche que son pays ne cherchait pas à être invité à tout prix aux négociations de paix sur la Syrie, qui s'ouvrent le 22 janvier.

"Si nous recevons une invitation sans conditions préalables nous participerons à la conférence de Genève-2, mais nous n'agissons pas dans le but de recevoir une invitation", a-t-il dit aux journalistes à l'aéroport.

L'Iran, qui soutient le président syrien Bachar al-Assad, n'est pas sur la liste des invités à cette conférence prévue en Suisse. Le secrétaire général de l'ONU souhaite inviter Téhéran, et la Russie, principal allié de Damas, y tient également.

Les États-Unis n'ont pour l'instant proposé qu'un rôle subalterne, que l'Iran a refusé.

M. Zarif a affirmé que Téhéran "accueillait positivement toute initiative pouvant aboutir à une solution politique en Syrie car l'Iran considère que la seule issue pour la crise syrien c'est une solution politique".

Interrogé sur les relations entre l'Iran et l'Arabie Saoudite, deux puissances régionales rivales, le chef de la diplomatie a répondu: "Nous essayons d'avoir des relations fraternelles avec ce pays (...) car nous pensons que si nos relations se renforcent, cela aura un effet positif sur la stabilité, la sécurité et la paix dans toute la région".

"Nous saluons toute rencontre officielle entre les deux deux pays à n'importe quel niveau", a-t-il dit.

D'autre part, M. Zarif, qui doit rencontrer lundi les principaux responsables libanais, a félicité l'État libanais pour "ses efforts sérieux et sans relâche afin d'arrêter le principal terroriste responsable de l'attentat Maged al-Maged".

Il faisait référence au double attentat suicide perpétré le 19 novembre devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth faisant 25 morts, dont l'attaché culturel iranien.

"Dans un avenir proche, a-t-il ajouté, une délégation judiciaire iranienne viendra au Liban pour étudier avec les autorités de ce pays tous les aspects liés à cette affaire".

Maged al-Maged, un ressortissant saoudien mort le 4 janvier à Beyrouth, est soupçonné d'être le chef des Brigades Abdallah Azzam, groupe jihadiste lié à Al-Qaïda qui a notamment revendiqué l'attentat devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth.

kam/sk/feb

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