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11/01/2014 05:55 EST | Actualisé 13/03/2014 05:12 EDT

RDC: un parti d'opposition dénonce une interdiction de voyage visant son chef

Un parti d'opposition congolais a qualifié samedi de "provocation" l'interdiction de sortie du territoire visant selon lui depuis quelques jours son président, Vital Kamerhe, candidat malheureux à la présidentielle de 2011.

L'Union pour la nation congolaise (UNC) et ses alliés "sont extrêmement préoccupés par la mesure de restriction de liberté de mouvement prise contre le président national de l'UNC", Vital Kamerhe, écrit cette formation politique dans une lettre adressée aux Nations unies et diffusée auprès de la presse.

Le parti demande à Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République démocratique du Congo, d'intervenir auprès du président congolais Joseph Kabila pour que "cette mesure (...) soit immédiatement levée".

"Nous pensons qu'il s'agit d'un acte de provocation qui a commencé par l'arrestation d'un cadre de l'UNC à Bukavu (dans l'est du pays) et qui vise à monter une conspiration pour envenimer le climat politique déjà tendu" du pays, écrit le parti.

La missive est accompagnée d'un fac-similé d'un document à en-tête de la Direction générale de migration (DGM), daté du 6 janvier, et demandant "prompte exécution" d'une instruction stipulant que M. Kamerhe est "interdit de quitter le territoire".

La DGM est le service chargé entre autres du contrôle des personnes aux frontières de la RDC. En fin de matinée, l'AFP n'était pas parvenue à obtenir confirmation auprès d'elle de l'authenticité du document présenté par l'UNC.

Ancien président de l'Assemblée nationale et ex-meilleur allié de M. Kabila, M. Kamerhe est aujourd'hui l'un des opposants les plus actifs.

La RDC traverse une crise politique depuis les élections (présidentielle et législatives) contestées de novembre 2011, qui ont permis à M. Kabila, à la tête de l'Etat depuis 2001, de se maintenir au pouvoir pour un nouveau mandat de cinq ans.

Kinshasa a été le théâtre le 30 décembre d'une étrange insurrection matée dans le sang par les forces de l'ordre et dont les circonstances sont loin d'être éclaircies. Des violences liées à ces événements avaient eu lieu le même jour à Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, ainsi qu'à Kindu, dans l'est. Au total, une centaine de personnes ont été tuées ce jour-là, selon le gouvernement.

mj/jh

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