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11/01/2014 04:01 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Au moins trois morts à Bangui pendant la nuit (Croix-rouge)

Au moins trois personnes, dont un civil, ont été tuées par balle dans la nuit de vendredi à samedi à Bangui, en proie également à de très nombreux pillages, a-t-on appris auprès de la Croix-rouge centrafricaine.

Un "anti-balaka" (milicien hostile à l'ancien président), un ex-séléka (combattant issu du mouvement de M. Djotodia) et un civil ont été tués par balle pendant la nuit, a déclaré à l'AFP le président de la Croix-rouge centrafricaine, le pasteur Antoine Mbaobogo.

Selon lui, il y a eu également "énormément de pillages" pendant la nuit. "Ceux qui ont été pillés à l'arrivée des Séléka (en mars, à la prise du pouvoir par M. Djotodia) pillent à leur tour. Pour eux, c'est le 14 juillet", a expliqué le pasteur.

Samedi matin, des pillages de commerces se poursuivaient dans la capitale centrafricaine, quadrillée par les blindés français de l'opération Sangaris et des détachements de la force africaine (Misca), ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le président Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, a démissionné vendredi à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale qui l'y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par M. Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses sous le regard impuissant des institutions de transition.

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