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11/01/2014 07:27 EST | Actualisé 13/03/2014 05:12 EDT

Ariel Sharon est mort

L'ancien premier ministre d'Israël s'est éteint après avoir passé huit ans dans le coma. Âgé de 85 ans, Ariel Sharon était dans cet état depuis une attaque cérébrale le 4 janvier 2006. Il était maintenu en vie artificiellement.

L'hôpital Sheba, où Ariel Sharon était soigné, a confirmé l'information samedi après-midi. « Aujourd'hui, son cœur s'est affaibli et il a quitté paisiblement sa famille, qui était toujours à ses côtés pour lui offrir soutien et amour », a indiqué un porte-parole de l'établissement à Tel Hashomer, près de Tel-Aviv. 

L'état de santé d'Ariel Sharon s'était détérioré au cours des derniers jours à la suite de problèmes rénaux.

Premier ministre d'Israël de 2001 à 2005, il est le responsable de la création du mur de séparation, mais aussi du retrait israélien de la bande de Gaza, en 2005.

Héros de guerre pour certains Israéliens, il était honni par les Palestiniens, notamment pour son rôle dans les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982, perpétrés par une milice chrétienne alliée d'Israël alors qu'il était ministre de la Défense.

Israël salue l'ancien chef de gouvernement

Réagissant à la mort d'Ariel Sharon, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a exprimé « son profond chagrin », déclarant que sa mémoire vivra « à jamais dans le coeur de la nation ». « L'État d'Israël s'incline devant la disparition de l'ancien premier ministre Ariel Sharon », a-t-il déclaré dans un communiqué.

De son côté, le président israélien Shimon Peres a salué son « cher ami, Arik », disant de lui qu'il « était un soldat courageux et un dirigeant audacieux qui aimait sa nation et que sa nation aimait ». « Il fut l'un des plus grand protecteurs d'Israël et un de ses plus importants architectes », estime-t-il.

Sharon aura échappé à la justice, déplorent les dirigeants palestiniens

De leur côté, les dirigeants palestiniens ont qualifié samedi Ariel Sharon de « criminel » et déploré qu'il n'ait pas été traduit en justice. 

« Sharon était un criminel, responsable de l'assassinat d'Arafat, et nous espérions qu'il comparaisse devant la Cour pénale internationale en tant que criminel de guerre », a affirmé un dirigeant du Fatah, Jibril Raboub, à l'Agence France-Presse.

Le Hamas, qui est au pouvoir à Gaza, s'est pour sa part réjoui de la mort de ce « criminel aux mains couvertes de sang palestinien », a affirmé un porte-parole.

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