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10/01/2014 06:20 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Tunisie: la Constituante se penche sur les futures institutions

La Constituante tunisienne a entamé vendredi l'examen des chapitres du projet de Constitution consacrés aux institutions, en commençant par le "pouvoir législatif", alors que la classe politique espère adopter la loi fondamentale avant mardi, troisième anniversaire de la révolution.

Les articles 49 à 69 du projet dessinent les compétences d'un parlement monocaméral élu pour cinq ans au suffrage universel direct où l'opposition est définie comme "une composante essentielle".

Les élus partagent l'initiative des lois avec le président et le chef du gouvernement.

Selon le chapitre suivant consacré au pouvoir exécutif, le gouvernement est responsable devant le Parlement et peut faire l'objet d'une motion de censure.

Par ailleurs, l'exécutif est partagé entre le Premier ministre et le président de la République, même si le chef du gouvernement, selon le projet non amendé, "fixe la politique générale" de la nation.

La Tunisie attend par ailleurs vendredi la désignation de Mehdi Jomaâ pour former un cabinet d'indépendants censés conduire le pays vers des élections en 2014, à la suite de la démission du premier ministre islamiste Alia Larayedh en conformité avec un accord pour sortir le pays de plusieurs mois de crise politique.

La classe politique s'est engagée à approuver la Constitution avant le 14 janvier, troisième anniversaire de la révolte qui lança le Printemps arabe et chassa le régime de Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir.

Elue en octobre 2011, l'Assemblée devait achever sa mission en un an, mais le processus a été ralenti par un climat politique délétère, l'essor de groupes jihadistes armés et des conflits sociaux.

alf/feb

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