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10/01/2014 06:40 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Suspense au Vatican dans l'attente des premiers cardinaux de François

Les pronostics allaient bon train vendredi au Vatican dans l'attente de la création dans les prochains jours ou semaines de quelque 14 cardinaux, qui devrait accorder plus de poids au pays du sud et à l'Amérique latine dans le "sacré collège".

Le premier consistoire du pape argentin est programmé pour le 22 février.

Selon le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, il est de tradition que le pape annonce plus d'un mois à l'avance les noms des nouveaux "princes de l'Eglise" afin qu'ils aient le temps de préparer leur déplacement à Rome pour recevoir la barrette cardinalice.

Divers vaticanistes ont commencé à établir leurs listes de favoris potentiels alors, qu'à chaque Angelus du dimanche et chaque audience générale du mercredi, l'annonce est désormais possible.

Elle est très attendue de ce pape qui dénonce souvent le carriérisme. Certains à la Curie craignent son style autoritaire et ont peur de perdre de leur pouvoir.

Devenir cardinal est une distinction qui est censée faire de l'heureux élu un conseiller écouté du pape.

François peut nommer au moins 14 nouveaux cardinaux de moins de 80 ans - électeurs en cas de conclave pour l'élection d'un nouveau pontife-- pour combler les vacances survenues depuis le dernier conclave de Benoît XVI en 2012 en raison de décès ou du passage au-dessus du seuil des 80 ans.

Il est prévu que François crée des cardinaux d'Amérique Latine, notamment les archevêques de Buenos Aires, de Santiago du Chili et de Rio de Janeiro, et sans doute d'autres. Il devrait par souci d'équilibre désigner des cardinaux en Afrique, un continent qu'il connaît mal, et en Asie, où l'Eglise, très minoritaire, est en pleine expansion.

Le pape est quasiment obligé, sauf surprise majeure, de nommer cardinaux son nouveau secrétaire d'Etat, le "jeune" (58 ans) Italien Pietro Parolin, l'Allemand Gerhard Ludwig Müller, "gardien du dogme" (préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi), le nouveau préfet pour le clergé, l'Italien Beniamino Stella. Il devrait conférer aussi la barette à un autre Italien, Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode, qui joue un rôle de confiance dans la préparation des grandes réunions d'évêques de fin 2014 et de 2015 sur la famille.

Au conclave de mars 2013, Jorge Mario Bergoglio, à peine nommé pape, aurait remis sa barette à Mgr Baldisseri, en lui disant: "désormais tu es cardinal à moitié", selon le vaticaniste Marco Tosatti.

La sur-représentation des Italiens dans le "Sacré collège" qui rassemble tous les cardinaux dont les 120 électeurs au conclave, a été souvent critiquée.

Des surprises sont aussi possibles, avec la distinction d'hommes d'Eglise qui se sont pas archevêques.

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