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10/01/2014 08:45 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Rafale : l'Etat français annonce un milliard d'euros de contrat de développement (ministre)

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a officialisé vendredi le contrat passé par l'Etat à Dassault Aviation, d'une valeur estimée à un milliard d'euros, pour faire évoluer l'avion de combat Rafale, qui n'a toujours pas été vendu à l'étranger.

"C'est un signal très clair de notre volonté d'investir sur le Rafale et sur tout un secteur stratégique, celui de l'aéronautique de combat, pour le maintenir au meilleur niveau mondial", a déclaré le ministre de la Défense à Mérignac (sud-ouest), en annonçant ce programme visant à faire évoluer le Rafale au standard dit F3-R.

"C'est également la garantie de disposer sur le long terme d'une ligne de produits qui répondront aux exigences de l'export", a-t-il ajouté.

Le ministre a déclaré que le contrat représentait 810 millions d'euros. Les travaux déjà engagés et les travaux qui vont suivre représentent au total plus d'un milliard d'euros, a-t-il précisé.

La livraison des premiers Rafale au nouveau standard dit "F3-R" est prévue en 2018, a précisé Dassault dans un communiqué. L'avion multirôle, dont la première version est entrée en service en 2004 dans la Marine nationale, évolue en permanence et intègre de nouveaux équipements. Il est déjà passé par les standards F1, F2 et F3.

Le contrat avait été notifié au constructeur en décembre mais n'avait pas été rendu public.

Le nouveau standard renforcera les atouts du Rafale dans les compétitions à l'exportation, souligne Dassault, qui espère signer cette année avec l'Inde sa première commande de l'appareil à l'étranger.

Le nouveau standard permettra d'équiper le Rafale du futur missile air-air européen Meteor, d'une portée sans équivalent dans le monde. Le missile Meteor équipera également les chasseurs Eurofighter (co-production européenne) et suédois Gripen. Il ajoutera sous l'appareil une nacelle de désignation laser de nouvelle génération développée par Thales, et intégrera une version à guidage terminal laser de bombes guidées produites par Sagem (groupe Safran).

Ce contrat devrait également permettre à Dassault d'amortir la baisse du rythme des commandes de Rafale. Alors que le constructeur avait obtenu de livrer 11 Rafale par an à la Défense pour garantir une cadence minimale de la chaîne de production, la loi de programmation militaire ne prévoit plus que l'acquisition de 26 appareils au total sur les six ans à venir. L'Etat et Dassault comptent sur l'exportation pour prendre le relais d'ici 2016.

L'officialisation de cet investissement intervient aussi après l'annonce mi-décembre de l'échec de la vente du Rafale au Brésil, après plus de dix ans de négociations.

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