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10/01/2014 02:55 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Le pétrole rebondit à New York, aidé par un dollar plus faible et la Chine

Le pétrole coté à New York a rebondi vendredi à New York, après une chute la veille à un plus bas en huit mois, profitant d'un dollar plus faible et d'une demande chinoise de bonne tenue.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en février s'est apprécié de 1,06 dollar, à 92,72 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché pétrolier "a trouvé un peu de soulagement dans les marchés financiers, avec une baisse du dollar après le rapport décevant sur l'emploi américain", qui a donné un coup de pouce aux prix du brut, a noté Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion.

Contre toute attente, les créations d'emplois dans le pays en décembre aux Etats-Unis sont ressorties beaucoup plus faibles que prévu, à 74.000 emplois, contre 197.000 attendus.

Et, si le taux de chômage américain a enregistré un recul encourageant ce mois-là, tombant à son plus bas niveau depuis octobre 2008, à 6,7%, contre 7% attendu, les investisseurs notaient que cette baisse était en partie liée au recul de la population active. En effet, en abandonnant leurs recherches, de nombreux sans emploi disparaissent des statistiques.

Ces nouvelles moins bonnes que prévu sur l'économie américaine tendaient à faire fuir temporairement les acheteurs du dollar.

D'autant plus que s'éloigne la perspective d'une réduction brutale d'un programme de soutien monétaire énorme de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui tend à diluer la valeur du dollar et est conditionné à l'amélioration de l'économie des Etats-Unis et de l'emploi américain. La Fed a commencé à freiner le mois dernier ses rachats d'actifs mensuels, de 85 à 75 milliards de dollars.

Sur le front de la demande, les prix trouvaient "du soutien dans les solides données sur les importations chinoises", ont expliqué les experts de Commerzbank.

La Chine a importé 6,31 millions de barils de brut par jour en décembre, soit 10% de plus qu'en novembre, ce qui constitue "un nouveau record" selon les économistes de la banque allemande.

Deuxième consommateur mondial d'or noir, la Chine est devenue en septembre dernier le premier importateur mondial de brut, dépassant les États-Unis dont la production nationale ne cesse d'augmenter.

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