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10/01/2014 09:05 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Karzaï loin de signer l'accord avec Washington dans les temps (médias)

L'ambassadeur américain en Afghanistan a prévenu l'administration américaine dans une note confidentielle que le président afghan Hamid Karzaï n'allait probablement pas signer l'accord de sécurité entre les deux pays avant l'élection présidentielle d'avril, révèle vendredi le Washington Post.

L'administration américaine ne cesse d'accorder de nouveaux délais au président afghan qui rechigne à signer l'accord bilatéral de sécurité (BSA) qui devait initialement être signé cet automne. Après des mois de laborieuses négociations, Kaboul et Washington s'étaient mis d'accord fin novembre sur les termes de ce traité qui doit définir les modalités de la présence militaire américaine en Afghanistan après le retrait des forces de l'Otan (Isaf) fin 2014.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney avait prévenu cette semaine que l'accord devait être signé "dans les semaines qui viennent, pas dans les mois".

"Le temps presse", avait-il fait valoir.

Mais l'ambassadeur américain James Cunningham affirme dans ce télégramme diplomatique que le président afghan ne signera probablement pas ce document avant les élections présidentielles qui auront lieu en avril.

Washington avait été particulièrement irrité par la décision surprise du président afghan de laisser à son successeur le soin de signer le BSA alors qu'il s'était engagé à le faire rapidement.

"Nous continuons à pousser vivement le président Karzaï à signer le BSA rapidement", a réagi un responsable du département d'Etat interrogé sur la mise en garde de James Cunningham.

L'administration Obama a déjà prévenu que si le président afghan ne signait pas rapidement cet accord, il n'y aurait pas d'autre option que le retrait total des troupes américaines.

"Si nous ne pouvons pas signer un accord bilatéral de sécurité rapidement, alors nous serons contraints d'envisager un après-2014 sans troupes américaines ni troupes de l'Otan en Afghanistan", a prévenu Jay Carney lundi.

"Ce n'est pas le futur que nous désirons", a-t-il ajouté. "Mais plus nous avançons en 2014, plus cette éventualité risque de se produire".

La décision jeudi de la présidence afghane de libérer prochainement des dizaines de combattants talibans présumés, malgré des protestations des Etats-Unis, risque de crisper encore davantage les relations entre les deux pays.

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