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10/01/2014 03:43 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Iran: la Maison Blanche espère que d'autres sanctions ne seront pas votées

La Maison Blanche a répété vendredi qu'elle espérait que le Congrès n'adopterait pas de nouvelles sanctions contre l'Iran, s'abstenant toutefois d'assurer --comme elle l'avait fait en décembre-- qu'un tel texte ne passerait pas le Sénat.

"Nous espérons toujours que le Congrès n'adoptera pas de telles sanctions, en raison de l'effet négatif qu'elles auraient sur les négociations en cours et sur la possibilité de résoudre ces problèmes de manière pacifique", a déclaré le porte-parole de l'exécutif américain Jay Carney. "Mais je ne vais pas faire de prédictions en matière législative", a-t-il poursuivi.

Ces commentaires apparaissent en retrait par rapport à des propos tenus le 19 décembre par le même Jay Carney. "Nous ne pensons pas que ces mesures soient nécessaires. Nous ne pensons pas qu'elles seront adoptées", avait alors déclaré le porte-parole de la Maison Blanche. Mais "si elles étaient adoptées, le président y opposerait son veto", avait-il en outre prévenu.

Le 24 novembre à Genève, les grandes puissances (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne) sont parvenues à un accord intérimaire avec l'Iran sur son programme nucléaire.

Cet accord, percée spectaculaire après des années de blocage, prévoit qu'il n'y aura pas de nouvelles sanctions contre l'Iran durant la période intérimaire de six mois, pendant laquelle la république islamique a accepté de geler le développement de son programme nucléaire controversé, le temps d'essayer de parvenir à un accord plus large.

La Maison Blanche a depuis plusieurs fois manifesté son opposition au vote de nouvelles sanctions.

Vendredi, représentants de l'Iran et de l'Union européenne --qui menaient les négociations au nom des "5+1"(Chine, Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne)-- sont justement parvenus à un accord à Genève pour la mise en oeuvre de l'accord intérimaire sur le programme nucléaire de Téhéran, un projet qui doit encore être ratifié par les pays signataires.

Selon Jay Carney, l'adoption aux Etats-Unis de nouvelles sanctions pourraient avoir l'effet opposé à celui que visent leurs promoteurs, dont le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le démocrate Robert Menendez, et le sénateur républicain Mark Kirk.

"Cela pourrait, s'ils le faisaient, en fait saper la structure des sanctions actuellement en place, en ébranlant la confiance parmi nos partenaires internationaux et en permettant à l'Iran de dire que nous sommes de mauvaise foi dans les négociations", a assuré M. Carney.

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