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10/01/2014 12:12 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Australie: les excuses de l'agence scientifique à une enfant qui réclamait un petit dragon

La vénérable agence nationale australienne pour la science s'est excusée auprès d'une enfant de sept ans de ne pas pouvoir réaliser son rêve, la création d'un petit dragon, blâmant un manque de recherche dans le domaine des créatures mythiques.

La fillette, Sophie, avait adressé une lettre à "un gentil scientifique", à l'Organisation de recherche industrielle et scientifique du Commonwealth (CSIRO), demandant poliment si on pouvait lui fabriquer un petit dragon ailé.

"Je l'appellerai Toothless (sans dents) si c'est une fille, et Stuart si c'est un garçon", a-t-elle écrit dans sa lettre, promettant de le nourrir de poissons crus et de jouer avec lui lorsqu'elle rentrerait de l'école.

L'institution, créée il y a 87 ans, a publié cette semaine une lettre d'excuses sur son site internet. "Au cours des 87 années passées, nous n'avons pas été capables de créer un dragon ou des oeufs de dragon", admet-elle.

Les scientifiques de l'agence ont observé des libellules ("dragonflies" en anglais) ou mesuré la température corporelle du saurien ctenophorus ("mallee dragon" en anglais) "mais nos travaux ne nous ont jamais amenés vers la variété de dragons mythiques, ceux qui crachent du feu. Et pour cela, nous présentons nos excuses à l'Australie".

Mais la CSIRO a annoncé vendredi avoir créé un petit dragon, en titane, bleu électrique et gris, grâce à une impression en trois dimensions, dans un des laboratoires de l'institution à Melbourne. Il est actuellement en route pour Brisbane, où Sophie habite.

"Nous ne pouvions pas rester assis et ne rien faire. Après tout, nous avions promis à Sophie de nous pencher sur la question", explique l'agence sur son site vendredi.

La mère de l'enfant, Melissah Lester, a déclaré à la chaîne de télévision australienne ABC que sa fille voulait absolument un dragon pour Noël. Son père, Stuart, lui avait alors suggéré de demander de l'aide auprès de scientifiques.

"Nous espérions qu'en écrivant au CSIRO, ils répondraient en disant que ce n'était absolument pas possible. Mais on a eu une surprise", a-t-elle ajouté.

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