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09/01/2014 02:39 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Syrie : l'entraînement militaire a aidé les journalistes suédois à survivre

Les deux journalistes suédois libérés après six semaines de captivité en Syrie ont dit jeudi qu'ils avaient survécu en partie grâce à l'entraînement militaire dont ils avaient bénéficié auparavant.

"Je veux remercier l'école de survie des forces armées suédoises", a déclaré le journaliste Magnus Falkehed au cours de la conférence de presse qui a eu lieu peu après leur arrivée à l'aéroport international de Stockholm-Arlanda, avec le photographe Niclas Hammarström.

"Sans cet entraînement nous n'aurions pas survécu plus de dix minutes".

Tous les ans, les forces armées suédoises forment les journalistes qui se préparent à couvrir des conflits ou des zones de crise.

Les deux journalistes ont expliqué que grâce à cet entraînement, ils étaient préparés à ce qui allait se passer à chaque étape de leur captivité, ce qui les a aidé à amoindrir leur anxiété, notamment à cause de l'incertitude dans laquelle ils évoluaient.

MM.Hammarström et Falkehed, tous les deux âgés de 45 ans, avaient été enlevés le 23 novembre, alors qu'ils s'apprêtaient à quitter la Syrie après avoir couvert le conflit pour différents journaux suédois et une agence de presse indépendante.

M.Hammarström a été libéré samedi et M.Falkehed mercredi, après avoir été enfermés dans des caves sombres, à différents endroits, avec peu de nourriture et le droit de n'aller aux toilettes qu'une seule fois par jour.

La Syrie est le pays le plus dangereux pour les journalistes, selon des observateurs des médias.

D'après Reporters sans frontières, au moins 27 journalistes ont été tués dans le pays depuis le début du conflit.

efb/amp/bir

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