NOUVELLES
09/01/2014 04:22 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Sylvain Lefebvre croit que les Bulldogs s'en vont dans la bonne direction

MONTRÉAL - Après une série de cinq victoires, le club-école du Canadien de Montréal dans la Ligue américaine, les Bulldogs de Hamilton, semble de retour sur la bonne voie. C'est du moins ce qu'estime son entraîneur-chef, Sylvain Lefebvre.

L'équipe occupe actuellement le septième rang dans l'Ouest en vertu de sa fiche de 17-14-4, bonne pour 38 points. Les Bulldogs sont toutefois deuxièmes dans la section Nord, à trois points des Marlies de Toronto.

«On a joué du bon hockey depuis le début de la saison tout de même, a-t-il indiqué au cours d'un entretien avec La Presse Canadienne. Avant les Fêtes, ç'a été moyen pendant quatre ou cinq matchs, puis on a perdu en fusillade à notre dernier match avant la pause, contre Abbotsford. Quand les gars sont revenus, on a senti que la pause leur avait fait du bien. Ils étaient bien reposés. (...) Parfois, tu te cherches, que ce soit en équipe ou individuellement. Je pense que les gars serraient leur bâton trop fort.

«Ils ont aussi réglé certaines choses à l'interne, si bien qu'après le congé, ils ont recommencé à jouer en groupe. À la blague, je dis qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient pour Noël et qu'ils sont donc tous contents!»

Lefebvre aimerait bien que l'équipe puisse afficher plus de constance.

«On a fonctionné par séquences jusqu'ici: le club joue soit très bien, soit très mal. Mais on prend de la maturité. On apprend à rester neutre, à ne pas trop s'enflammer quand ça va bien. Et quand ça va mal, on tente de revenir à la base.»

Quand on lui demande d'identifier les joueurs qui se démarquent au sein de sa formation, on sent que Lefebvre ne veut froisser personne et préfère parler de façon générale des performances de l'équipe.

«Le succès d'ensemble amène le succès individuel, explique-t-il. Le développement de nos joueurs se passe exactement comme nous le souhaitions.»

Il acceptera tout de même de glisser un mot sur le capitaine Martin St-Pierre. Le vétéran de 30 ans, acquis sur le marché des joueurs autonomes par le Tricolore l'été dernier, est le meilleur marqueur du club avec 25 points, dont sept buts, en 32 rencontres.

«Il apporte beaucoup d'expérience et un certain calme dans la chambre. Il ne parle pas souvent, mais quand il le fait, les gars écoutent. On s'attend à ce qu'il fasse fonctionner notre avantage numérique. Au cours des huit ou neuf derniers matchs, sa production n'est pas ce qu'il voudrait qu'elle soit, mais nous lui demandons alors de contribuer autrement.»

Par contre, Lefebvre ne livrera pas le fond de sa pensée au sujet de Louis Leblanc, Nathan Beaulieu ou Jarred Tinordi, les trois joueurs qui sont peut-être les plus près de Montréal.

«Leur développement va comme nous le souhaitions. Ils sont rendus là où nous voulions qu'ils soient», s'est-il limité à dire. St-Pierre, Leblanc — meilleur buteur des Bulldogs avec neuf réussites — ou un autre attaquant est-il prêt à venir prendre la relève d'Alex Galchenyuk, à l'écart de quatre à six semaines? «Selon ce dont Michel Therrien pourrait avoir besoin, nous avons des gars prêts à aller aider le Canadien.»

Objectif: séries

Après avoir terminé au tout dernier rang du circuit l'an dernier avec une fiche de 29-41-6 (64 points), Lefebvre souhaitait obtenir de meilleurs résultats de la part de sa troupe.

«Après notre dernière saison, on voulait apporter des ajustements. On souhaitait s'améliorer, surtout avec un groupe de joueurs comptant une année d'expérience de plus.

«Cette saison, l'objectif est clair: on veut faire les séries. On croit qu'on a une équipe bâtie pour ça. Mais on joue dans une section forte. Pour bien faire, il faudrait qu'on termine au premier rang de notre section.»

Terminer au premier rang aiderait grandement les Bulldogs: présentement, ceux-ci n'ont que six points d'avance sur l'équipe de 13e place, les Checkers de Charlotte. Rattraper les Marlies leur faciliterait la tâche et leur permettrait de montrer ce dont ils sont capables.

«Une fois qualifiés, on pourrait surprendre», a-t-il insisté.

PLUS:pc