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09/01/2014 05:33 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Soudan du Sud : combats près de la capitale régionale de Bentiu

L'armée sud-soudanaise a dit jeudi affronter les rebelles de l'ex-vice-président Riek Machar à proximité de la capitale régionale de Bentiu, dont ils tentent de reprendre le contrôle.

"Il y a toujours des affrontements dans l'Etat d'Unité (nord, dont Bentiu est la capitale)", a affirmé à l'AFP le porte-parole de l'armée, Philip Aguer. "Nous sommes près de Bentiu", a-t-il précisé.

Selon un habitant, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat, les rebelles ont quitté la ville pour aller combattre à l'extérieur les forces gouvernementales.

Mais "nous nous attendons à des combats (à Bentiu) d'un moment à l'autre", a-t-il précisé, ajoutant que les habitants commençaient à fuir, soit pour rentrer se mettre à l'abri dans leurs villages d'origine, soit pour trouver refuge auprès des Nations unies.

Le Soudan du Sud, indépendant du Soudan depuis juillet 2011, est ravagé par les combats depuis le 15 décembre.

Les affrontements ont d'abord opposé des unités de l'armée loyales au président sud-soudanais Salva Kiir et d'autres fidèles à l'ex-vice président Riek Machar, limogé en juillet. Puis les combats ont dégénéré, la rébellion menée par M. Machar fédérant désormais une alliance hétéroclite et plus ou moins stable de commandants de l'armée mutins et de milices ethniques.

La rébellion menée par Riek Machar s'est emparée de Bentiu dès la première semaine des affrontements.

L'Etat d'Unité, qui concentre une large partie des champs pétroliers sud-soudanais, est stratégique. Mais les combats font aussi rage dans d'autres parties du pays, notamment près de Bor, capitale régionale de l'Etat du Jonglei (est), et Malakal, capitale de celle du Haut-Nil (nord-est), lui aussi pétrolier.

Le gouvernement et les rebelles ont entamé des pourparlers dans la capitale éthiopienne Addis Abeba pour tenter d'instaurer un cessez-le-feu.

Mais ces discussions buttent pour l'instant sur l'éventuelle libération de détenus proche de la rébellion arrêtés aux premiers jours des combats.

La délégation rebelle à Addis Abeba fait de leur libération une précondition au cessez-le-feu, ce que refuse Juba.

str-aud/sba

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