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09/01/2014 02:26 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Le gouverneur du New Jersey limoge une collaboratrice vengeresse

Le gouverneur républicain du New Jersey, Chris Christie, a présenté jeudi ses excuses pour les agissements d'une de ses collaboratrices, accusée d'avoir orchestré des embouteillages géants pour se venger d'un maire de l'État qui avait refusé de soutenir sa réélection.

Chris Christie, une figure de l'aile modérée du Parti républicain auquel on prête des ambitions présidentielles pour 2016 - ce qu'il a démenti jeudi - s'est dit « humilié » par le comportement de son entourage et a annoncé le limogeage de sa chef de cabinet adjointe, Bridget Ann Kelly, « parce qu'elle lui a menti ».

En septembre dernier, pendant la campagne de réélection du gouverneur, plusieurs voies du pont George-Washington, un axe clé qui relie le New Jersey à la ville de New York, avaient été fermées plusieurs jours.

Cette fermeture impromptue et inexpliquée avait provoqué des embouteillages monstres et perturbé la circulation des bus scolaires et même des ambulances.

Le scandale a éclaté mercredi lorsqu'a été rendu public un échange de courriels entre Bridget Ann Kelly et un responsable de l'Autorité portuaire, qui semble indiquer que la fermeture des voies a été orchestrée pour faire payer au maire démocrate de Fort Lee, la localité située à une des extrémités du pont, sa décision de ne pas soutenir la campagne du gouverneur.

Chris Christie avait face à lui une candidate démocrate, Barbara Buono, mais il cultive son image de rassembleur et il avait irrité son propre camp en vantant l'action du président Barack Obama après le passage de l'ouragan Sandy sur le New Jersey, en octobre 2012. Plusieurs responsables démocrates de l'État l'avaient d'ailleurs soutenu lors de sa large réélection en novembre.

Jeudi, Chris Christie a assuré qu'il n'était pas au courant des agissements de ses collaborateurs, mais qu'il en endossait la responsabilité.

« Je me sens gêné et humilié par le comportement de certains membres de mon équipe », a-t-il dit, ajoutant: « Je suis ce que je suis, mais je ne suis pas un tyran. »

Le bureau du procureur fédéral du New Jersey, Paul Fishman, a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête.

Reuters

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