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09/01/2014 08:41 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Déraillement au N.-B.: les enquêteurs ont décelé une fissure dans une roue

La défaillance d'une roue aurait joué un rôle dans le déraillement d'un train de marchandises, mardi soir, près de Plaster Rock, au Nouveau-Brunswick, selon le Canadien National (CN) et le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Jim Feeny, porte-parole du CN, a expliqué jeudi que la défaillance s'était produite sur le 13e wagon et avait eu pour effet de faire dérailler d'autres wagons près de l'arrière du train.

Selon M. Feeny, le problème a probablement provoqué le freinage automatique d'urgence du train de 122 wagons. Le BST a expliqué mercredi comment s'était produit ce freinage. Guy Laporte, enquêteur du BST, a affirmé jeudi qu'on avait remarqué une roue endommagée et un rail rompu.

« Hier, nous avons constaté que la roue d'un wagon près de la tête du convoi comportait des fissures. Cette roue a bougé de son essieu et s'est écartée de la voie. Les roues qui ont déraillé et d'autres composantes seront expédiées au laboratoire pour y être analysées plus en détail. Les enquêteurs du BST doivent examiner toute l'information avant de tirer quelque conclusion que ce soit. Nous ne pouvons spéculer », a précisé Guy Laporte.

Le train avait fait un arrêt à Montréal, et Guy Laporte confirme qu'il avait été inspecté à ce moment. Le train a ensuite repris sa route.

Le BST a révisé à la hausse le nombre de wagons qui ont déraillé. Il y a en en fait 19, ainsi qu'une locomotive. Certains d'entre eux sont du type DOT-111, le même que ceux mêlés à la tragédie de Lac-Mégantic.

Le CN a rapporté que deux des cinq wagons-citernes qui transportaient du pétrole étaient des modèles plus âgés de type DOT-111. Les trois autres wagons-citernes, du même type, sont cependant plus récents et respectent des standards plus élevés.

Les enquêteurs espèrent commencer à examiner jeudi les carcasses des wagons. L'incendie les empêche d'accéder aux lieux. Des wagons qui ont déraillé contenaient du pétrole et du propane, et un feu s'est déclaré peu après. M. Feeny a souligné que la priorité était d'éteindre le feu sur trois wagons contenant des produits pétroliers qui brûlaient toujours jeudi soir.

L'accident n'a fait aucune victime, mais il a entraîné l'évacuation de 150 résidents dans un rayon de deux kilomètres. Ces personnes ont eu l'occasion de vérifier l'état de leur propriété, jeudi.

La mairesse du village de 1100 habitants, Alexis Fenner, s'est contentée de dire que des accidents arrivent, sur lesquels on n'a aucun contrôle.

Sécurité ferroviaire : le NPD revient à la charge

En conférence de presse à Ottawa, le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada, Thomas Mulcair, a reproché au gouvernement Harper de laisser à l'industrie la responsabilité de s'autoréglementer, au détriment de la sécurité des Canadiens.

Selon Thomas Mulcair, le gouvernement a la responsabilité d'inspecter le transport de marchandises dangereuses.

« On a demandé, on a réclamé qu'on commence une étude sérieuse sur la sécurité ferroviaire au Canada, a-t-il dit. Les conservateurs ont bloqué nos tentatives. Le temps de fournir des excuses est maintenant terminé. Il faut commencer à regarder les Canadiens et leur dire que leur protection, leur sécurité, est une priorité et agir en conséquence. »

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