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08/01/2014 04:37 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Venezuela : poignée de main entre le président et son principal opposant

Le président du Venezuela Nicolas Maduro et le dirigeant de l'opposition Henrique Capriles se sont serré la main mercredi pour la première fois depuis la présidentielle d'avril 2013, avant d'entamer une réunion sur le thème de l'insécurité après le meurtre d'une ex-miss qui a choqué le pays.

Les deux hommes s'affrontent vertement depuis que le dauphin de l'ancien président Hugo Chavez, décédé en mars, assume la direction du pays : M. Capriles n'a pas reconnu le résultat de la présidentielle ayant porté M. Maduro au pouvoir avec 1,5% des voix d'avance et celui-ci accuse son rival de volonté putschiste.

Mais les deux adversaires ont laissé de côté leurs divergences mercredi, avant de se réunir avec une centaine de maires et gouverneurs du pays afin de tenter d'apporter une réponse à la violence qui mine l'un des pays les plus dangereux au monde.

Après la poignée de main, le président Maduro a salué "la présence de tous les gouverneurs et toutes les gouverneures" à cette réunion au palais présidentiel de Miraflores, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Nicolas je te propose de mettre de côté nos profondes divergences, de nous unir contre l'insécurité et de faire bloc", avait écrit mardi sur son compte Twitter M. Capriles, gouverneur de l'Etat de Miranda, jouxtant la capitale Caracas, l'un des plus peuplés du pays.

Cette réunion fait suite au meurtre par balles lundi soir de Monica Spear, une ancienne miss-Venezuela de 29 ans actrice de séries sur la chaîne américaine en espagnol Telemundo, et de son mari, l'entrepreneur Thomas Henry Berry, 39 ans, au cours visiblement d'une tentative de vol survenue sur une autoroute.

Ce double homicide a choqué le pays et relancé la polémique sur la criminalité qui gangrène le Venezuela, contre laquelle M. Maduro avait déjà promis de lutter lors de son élection.

Le Venezuela est l'un des pays les plus violents au monde, avec un taux d'homicides compris entre 39 pour 100.000 habitants en 2013 selon le ministère de l'Intérieur et 79 pour 100.000 selon l'ONG Observatoire vénézuélien de la violence (OVV).

La plupart des victimes sont de jeunes habitants des quartiers pauvres.

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