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08/01/2014 11:29 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Standard and Poor's pourrait abaisser la note du Brésil cette année (presse)

L'agence de notation Standard and Poor's pourrait abaisser la note souveraine du Brésil cette année, y compris avant les élections générales d'octobre, a indiqué à New York un responsable de l'agence cité mercredi par la presse brésilienne.

"Nous n'allons pas nous lier les mains parce qu'il y a des élections générales au Brésil. Il est possible que la note du Brésil soit abaissée cette année", a déclaré mardi Joydeep Mukherji, directeur responsable de qualification des notes souveraines à S&P, lors d'une table ronde avec des journalistes aux Etats-Unis.

Aucune réunion n'est à ce stade programmée pour discuter avec les analystes de l'agence de cette éventualité, a-t-il toutefois souligné.

La note du Brésil, actuellement "BBB", pourrait être abaissée d'une cran, soit à la limite d'une note spéculative. S&P avait rabaissé en juin la perspective de sa note de "stable" à "négative".

L'agence Moody's avait souligné lundi dans un communiqué que sa note souveraine du Brésil (Baa2) prenait déjà en compte la perspective d'une croissance limitée du PIB brésilien en 2014, autour de 2%.

Moody's, qui avait abaissé en septembre 2013 la perspective de sa note de "positive" à "stable", a mis en garde le Brésil contre la "détérioration" du ratio endettement-PIB du pays, qui a grimpé à 60% et "pourrait atteindre 62%" en 2014".

"Le principal défi auquel sont confrontées les finances publiques est l'augmentation persistante des dépenses primaires hors remboursement de la dette", a souligné Mooody's.

Le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, a assuré récemment que le PIB était en mesure de croitre solidement en 2014, sous l'effet d'une hausse des investissements et des exportations, grâce à la récupération des principales économies mondiales.

En décembre, la Banque centrale du Brésil a abaissé sa perspective de croissance du PIB 2013 de 2,5% à 2,3%.

Outre une détérioration encore sous contrôle des finances publiques, le Brésil est confronté à une inflation voisine de 6%, proche du plafond de 6,5% fixé par le gouvernement et à la dévalorisation du réal face au dollar, dans un contexte de ralentissement global des principaux pays émergents.

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