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08/01/2014 04:52 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Réunion dimanche à Paris du Groupe des amis de la Syrie avec l'opposition

Les ministres des Affaires étrangères du Groupe de onze pays amis de la Syrie se réunissent dimanche à Paris avec la Coalition nationale de l'opposition syrienne, dix jours avant la conférence de paix du 22 janvier en Suisse, a-t-on appris mercredi de source officielle.

Seront présents à cette réunion au Quai d'Orsay la quasi-totalité des ministres des onze pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Turquie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Egypte et Jordanie), a-t-on précisé de source diplomatique. La Coalition de l'opposition sera représentée par son président Ahmad Jarba, selon la même source.

"Si nous voulons éviter (le président syrien Bachar al-) Assad d'un côté, Al-Qaïda de l'autre, donc l'affrontement des extrémistes avec ses conséquences terribles pour la région, il faut soutenir l'opposition modérée", a fait valoir le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans un entretien publié mercredi par le quotidien Le Parisien, en confirmant la réunion dimanche.

Le ministre a précisé qu'il présiderait la rencontre des Onze "qui forment le coeur du soutien à l'opposition modérée".

L'opposition syrienne en exil, réunie lundi et mardi à Istanbul, a reporté au 17 janvier sa décision de participer ou non à la conférence de paix de Genève 2 du 22 janvier à Montreux, après plus de quarante-huit heures de très vives discussions entre ses membres. Juste avant cette réunion, la principale composante de la Coalition, le Conseil national syrien (CNS), avait affirmé vendredi qu'elle ne se joindrait pas aux discussions en Suisse, n'excluant pas une décision équivalente de la Coalition toute entière.

"L'objet de la conférence de Genève 2, c'est précisément de chercher à construire un gouvernement de transition grâce à un accord entre certains éléments du régime et cette opposition modérée. Ce ne sera pas facile évidemment", a dit M. Fabius.

Sur le terrain, depuis vendredi, de violents affrontements opposent désormais trois coalitions rebelles à leur ex-allié, l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe jihadiste originaire d'Irak. L'opposition syrienne en exil accuse ce groupe d'avoir "volé" la révolution contre Bachar al-Assad à cause de ses exactions. Le groupe jihadiste a de son côté dénoncé une "campagne médiatique" visant à le "diaboliser". Les principales coalitions engagées contre lui sont le puissant Front islamique, l'Armée des Moujahidine (islamiste) récemment créée et le Front des révolutionnaires de Syrie ("modéré", non islamiste).

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